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Grève

Les étudiants perdent du terrain

L’appui à l’égard du gouvernement remonte à 53 %

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L’appui de la population aux étudiants en grève contre la hausse des droits de scolarité a diminué de façon significative depuis deux semaines.

Selon un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Journal, 38 % des répondants sont favorables à la position des étudiants de geler les frais de scolarité.

Il s’agit d’une diminution de 7 % par rapport au dernier sondage, réalisé le 28 mars dernier. À ce moment, 45 % de la population appuyaient leurs revendications.

Le sondage a été réalisé en deux phases égales, vendredi et dimanche derniers, entre 15 h et 20 h.

Le vandalisme déplaît

Selon le vice-président à la direction chez Léger Marketing, Christian Bourque, les actes de vandalisme perpétrés dans le métro de Montréal, hier, pourraient aussi avoir un impact négatif sur l’appui au mouvement.

« Dans le sondage du 22 mars, le blocage du pont Champlain leur avait nui, rappelle-t-il. Les Québécois n’aiment pas la chicane, alors de voir un mouvement qui se radicalise, ça risque de déplaire. »

Par ailleurs, Christian Bourque assure que l’annonce de l’ouverture de la ministre Line Beauchamp à discuter de la gestion des universités, dimanche, n’a pas influencé les résultats.

« Dans un tel conflit, celui qui proteste veut gagner du terrain. Mais, même si les étudiants ont des appuis importants, ils ne sont pas capables de faire bouger l’aiguille en leur faveur, analyse Christian Bourque. Ça ne fonctionne pas. »

Le gouvernement remonte

À l’opposé, le gouvernement du Québec a regagné du terrain. La décision d’augmenter les frais de scolarité de 325 $ par année durant les cinq prochaines années obtient l’appui de 53 % des répondants du sondage. Ce taux avait été atteint le 22 mars dernier, et avait par la suite baissé à 49 %, le 28 mars dernier.

Les étudiants inquiets ?

Ce sondage montre aussi que le mouvement étudiant atteint un bas niveau d’appui chez les jeunes de 18 à 24 ans, avec 57 %.

Le 22 mars dernier, 74 % de cette tranche de la population appuyait la grève.

« La marge d’erreur du sondage est élevée, mais c’est une baisse significative, évalue Christian Bourque. Les étudiants doivent être inquiets pour leur session et pour leur travail d’été alors ça doit avoir un impact. Personne ne voudrait être à leur place. »

Le groupe d’âge des 55 ans et plus est celui qui appuie le moins les étudiants, à 27 %.

Pas plus d’impôts

Quant à savoir si les Québécois seraient prêts à payer plus d’impôts pour éviter une hausse des frais de scolarité, cette option est rejetée par une claire majorité (74 %).

Les gens de 35 à 54 ans sont les plus farouchement opposés à cette option, à 82 %.

« Ce sont eux qui paient le plus d’impôts dans la société, alors ils ne doivent pas vouloir être davantage imposés. Il doit y avoir un lien », croit Christian Bourque.

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