Vendredi soir, on va célébrer le 100e anniversaire du Fenway Park, ce grand monument historique de Boston. Il y a tellement de belles histoires qui impliquent ce merveilleux stade de baseball. Il y a quelques années, le Canadien a célébré de belle façon le 100e anniversaire de sa glorieuse histoire.
Ce qui m’amène à vous parler ce matin de Babe Ruth et Guy Lafleur. En 1919, le propriétaire des Red Sox était dans une situation financière précaire après avoir perdu une fortune dans le monde du show-business à cause de mauvais investissements.
Afin de rembourser ses créditeurs, il a vendu, pour la somme de 100 000 $, un de ses joueurs, Georges Herman « Babe » Ruth, surnommé « le Bambino » ou encore « le sultan de Swat », aux Yankees de New York.
Pour sa part, le rusé dg du Canadien, Sam Pollock, avait quant à lui trouvé le moyen de séduire le propriétaire des défunts Seals d’Oakland, Charles O. Finley, afin de compléter un échange qui allait permettre aux Glorieux de mettre la main sur le premier choix au repêchage amateur des Seals en 1971.
On connaît la suite : le Canadien a repêché Guy Lafleur cette année-là.
Ruth était initialement un lanceur partant gaucher avec les Red Sox, mais les Yankees l’ont vite converti en voltigeur de droite.
Le Babe a par la suite établi des marques qui ont tenu longtemps avec ses 60 circuits en une saison, et ses 714 circuits en carrière. Avec celui qui a longtemps été considéré comme le meilleur joueur de baseball au monde dans leur formation, les Yankees ont gagné quatre Séries mondiales. Les Red Sox aucune.
Guy Lafleur, tout comme Ruth, a évolué pour trois équipes. L’arrivée de Guy chez le Canadien a permis à la formation de poursuivre sa domination. Avec le meilleur joueur des années 1970 dans son alignement, le Canadien a remporté cinq coupes Stanley, dont quatre d’affilée, tandis que les Seals disparaissaient de la carte.
L’arrivée de Lafleur chezle Canadien a permis à la formation de poursuivre sa domination
ÉCHANGES HISTORIQUES
Les échanges impliquant Ruth et Lafleur ont eu pour effet de changer l’histoire de trois grandes franchises du sport.
Cela a pris 100 ans avant que les Red Sox ne gagnent une Série mondiale tandis que les Yankees sont devenus l’une des plus grandes équipes de l’histoire du baseball.
Quant à Lafleur, il a été l’un des plus grands joueurs de l’histoire du Canadien. La conclusion : les échanges de Ruth et de Lafleur sont les pires de l’histoire du sport.
LA FLAMBÉE DES SALAIRES
Parlant de Finley, qui a aussi été le propriétaire des A’s d’Oakland, il est le grand responsable de la flambée des salaires et de la venue des joueurs autonomes. Après la saison 1974, Finley devait un montant au lanceur étoile, Jim « Catfish » Hunter. Mais comme il refusait de le payer, l’agent de Hunter a logé un appel auprès des autorités du baseball majeur avec le résultat que ceux-ci, qui haïssaient Charlie O., déclaraient Hunter joueur autonome à cause d’une rupture de contrat.
Les propriétaires étaient contents de leur coup à l’époque, mais ils n’étaient pas conscients des conséquences de leur décision. Ce fut le début des contrats hors de proportion. Plusieurs équipes, même les Expos, avaient fait à Hunter des offres qui frisaient le ridicule. Qui avait gagné cette « guerre de richesse » ? Les Yankees, bien que les Padres de San Diego et les Royals de Kansas City lui avaient offert plus d’argent.
L’année suivante fut le début du pire moment de l’histoire du baseball majeur, avec l’arrivée des joueurs autonomes.
OÙ SERAIT OBAMA SANS JACKIE ?
Mon confrère de gauche, Jacques Doucet, vous parle ce matin de l’arrivée de Jackie Robinson dans le baseball majeur. C’est très difficile pour moi de passer sous le silence l’influence que l’Afro-américain a laissé sur la société depuis maintenant 65 ans.