Au moment où des associations étudiantes remettent en question la gestion des universités québécoises, des recteurs s’envolent aujourd’hui pour le Brésil, en Amérique du Sud, où ils logeront dans deux luxueux hôtels. La rectrice de McGill voyagera même en classe affaires pour un montant qui frôle les 9 500 $.
Le séjour a été organisé par l’Association des universités et des collèges du Canada pour faire la promotion des universités canadiennes. Les premières rencontres débutent, aujourd’hui, à Rio de Janeiro.
L’Université McGill, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et l’École de technologie supérieure (ÉTS) seront du voyage et ont déboursé chacune près de
H. Munroe-Blum
Rectrice de McGill
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10 000 $ pour y envoyer leurs représentants pendant trois jours.
Première classe pour McGill Seulement en billets d’avion, l’Université McGill dépensera 9 470,05 $, car la principale et vice-chancelière, Heather Munroe-Blum, a émis le souhait de voyager en classe affaires.
« C’est un long voyage, justifie la porte-parole Julie Fortier. Mme Monroe-Blum doit dormir dans l’avion, car elle doit assister à plusieurs activités dès son arrivée au Brésil. Comme elle doit être revenue à une date précise, le prix du billet de retour est aussi plus élevé. »
Le directeur général de l’ÉTS, Yves Beauchamp, se déplacera aussi en classe affaires pendant une partie du voyage.
Des hôtels luxueux
Durant leur séjour, les recteurs logeront dans deux hôtels cinq étoiles situés à Rio de Janeiro et à São Paulo.
« Ce sont de très beaux hôtels, où les clients paient 500 $ la nuit en général, explique Geneviève Lemaire de l’agence Voyages à prix fous. On peut les comparer à l’hôtel Reine-Élisabeth à Montréal. »
Selon l’Université McGill et l’UQTR, ce voyage est « essentiel ».
« En plus de signer des ententes avec d’autres universités, nous allons recruter des étudiants. Le gouvernement brésilien accordera plus de 100 000 bourses au cours des quatre prochaines années à des étudiants qui souhaitent étudier à l’étranger. C’est une belle opportunité pour nous », souligne Guylaine Beaudoin, la porte-parole de l’UQTR.
► L’Université Concordia, qui devait être aussi du voyage, s’est désistée la semaine dernière. L’UQTR y enverra seulement son directeur des relations internationales, Sylvain Benoît, puisque la rectrice, Nadia Ghazzali, a annulé, hier, sa participation, afin de pouvoir « suivre l’évolution de la grève étudiante ».