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Ouf ! Ils se sont parlé !

Je ne finirais pas avec Patrick Roy

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Serge Savard et Patrick Roy se retrouvent dans les manchettes. La serveuse du Zoom, le restaurant de Terrebonne où Savard et Roy étaient sensés avoir mangé vendredi dernier, a donc eu une hallucination. Et comme un virus de grippe, la rumeur s’est propagée sur Internet jusqu’à la radio anglophone qui en a fait une nouvelle.

C’est pas grave puisque cela a forcé Serge Savard à confirmer qu’il avait discuté au téléphone avec Roy.

Ouf ! Ils se sont parlé ! Ce qui devrait faire l’affaire de certains confrères qui ont déjà annoncé à grands coups de clairons que Patrick Roy et Geoff Molson avaient conclu une entente.

Ce n’est pas le cas. Pas du tout. Mais au moins, le Sénateur et le Roy se sont parlé. Et ce faisant, c’est comme si 17 ans de misère noire avaient été effacés. Balayés les règnes de Réjean Houle, d’André Savard (le meilleur du groupe), de Booooobbbb Gainey et de Monsieur Gauthier. Retour aux sources. Savard, Roy, on se reconnaît.

Un appel de courtoisie

Serge Savard a été bien clair. C’était un appel de courtoisie. Autrement dit, ça jase tellement dans les chaumières que Serge a pris les devants pour permettre à Patrick Roy de ne pas avoir l’air fou devant l’avalanche de questions qu’il subissait. Par la même occasion, le premier contact était établi. C’est bien.

Mais rien ne dit que Patrick Roy pourrait être l’homme de Serge Savard. Chose certaine, même si Roy a été un très grand gardien de but avec le Canadien, Savard était en train de conclure une transaction l’envoyant avec le Colorado quand Ronald Corey l’a congédié. Savard obtenait Stéphane Fiset et Owen Nolan en retour de Roy. Le Sénateur trouvait que Casseau avait une influence pas toujours bonne dans le vestiaire. Et surtout, il allait chercher un gros ailier rugueux comme il les aimait.

Par ailleurs, Savard ne s’attendait pas du tout à se retrouver conseiller de Geoff Molson. Et quand on lui a posé la question à Sherbrooke, à savoir ce qu’il pensait de la candidature de Patrick Roy, il ne pouvait quand même pas exprimer ses réserves et ses doutes alors qu’il n’était pas encore impliqué dans la démarche pour trouver un successeur à Monsieur Gauthier.

Mais à l’époque, je peux vous l’affirmer avec certitude, Serge Savard n’était pas du tout emballé. Il respectait bien Patrick Roy mais avant de se coucher sur le ventre pour servir de tapis au Roy de Québec, il y avait une grosse marge.

Plusieurs candidats

Vous voulez savoir ? J’ai les mêmes réserves. Ce qui ne veut pas dire qu’après avoir rencontré les autres candidats et analysé leur cv, que je ne finirais pas avec Patrick Roy.

Il est certain que Julien BriseBois par exemple, possède des qualités et des compétences que Patrick Roy n’a pas. Mais Casseau a des qualités et un leadership que BriseBois n’aura jamais. Pierre McGuire en est un autre qui a des avantages sur les candidats qui ne sont pas négligeables. Il connaît tous les joueurs de la Ligue nationale et des rangs mineurs, et je me demande s’il ne connaît pas au moins 50% des joueurs de la KHL. Le même exercice pourrait se faire avec Dale Tallon, qui a le gros défaut d’être déjà directeur général avec les Panthers de la Floride.

C’est pour cette raison que Geoff Molson et Serge Savard vont rencontrer au moins une dizaine de candidats. Parce qu’il n’y a pas de candidat parfait. Et qu’on peut toujours se tromper.

Quand Marcel Aubut a décidé de tasser Maurice Fillion comme directeur général des Nordiques, il a littéralement fait le tour de la planète pour trouver son nouveau directeur général. Il a embauché une firme de chasseurs de têtes et il a passé des mois à chercher l’homme parfait.

Aubut a fini par tout simplement donner une promotion à Martin Madden. Il nous avait vendu sa salade en disant que c’était finalement le meilleur homme disponible. Ce n’était pas de la faute de Madden, certainement pas à 100 %, mais son arrivée a coïncidé avec la descente aux enfers des Nordiques.

Il fut remplacé par Pierre Lacroix, un agent de joueurs comme Pat Brisson. Tant qu’à ça, comment cela se fait-il que le nom de Robert Sauvé ne soit pas encore sorti ? Et je vous le dis tout de suite, Gilles Lupien n’est pas intéressé. Rayez son nom. Dave Morissette non plus.

Martin Madden n’a jamais retrouvé un poste de directeur général. Ça prouve que les meilleurs chasseurs de têtes ne voient pas tout.

trop de possibilités

Il y a plein de candidats qu’on ignore parce qu’ils sont sous contrat dans une autre organisation. Or, ça se négocie ces histoires. Jacques Martin était sous contrat avec les Panthers de la Floride quand il a accepté l’offre du Canadien.

C’est Marcel Aubut qui a négocié ($$$) son départ de Sunrise. Pourquoi on ne négocierait pas le transfert de Guy Boucher ?

Certains diront que son système 1-3-1 n’est pas le plus excitant de la ligue, à ceux-là je répondrai que lorsqu’on a un gardien aussi nul que Dwayne Roloson la saison dernière, on devrait jouer le style plywood sans vergogne.

En fait, les possibilités sont tellement nombreuses qu’il est vain de vouloir toutes les couvrir. Et les questions abondent : genre... si Patrick Roy devient le coach du Canadien, quel homme sera assez fort pour être directeur général ?

Vous voyez, même le Sénateur n’a pas encore les réponses.

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