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Au diable les prédictions !

Pour une 13e saison d’affilée, de nouveaux champions seront couronnés dans la LNH

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Vous êtes déçu du résultat de vos prédictions en ronde initiale des séries de la Coupe Stanley ? Si ça peut vous consoler, ma moyenne ne s’élève qu’à 37 pour cent (trois en huit). Comme me l’a dit un lecteur, je suis le Jacques Beauchamp des temps modernes !

Ce grand bâtisseur du Journal de Montréal est toutefois demeuré célèbre pour avoir prédit, en 1971, que le Canadien disposerait des Big Bad Bruins, champions en titre, au premier tour des séries.

Le Canadien par sentiment, avait-il titré.

Une recrue du nom de Ken Dryden lui avait permis de remporter son pari.

Quarante et un an plus tard, voilà que les monarques de l’an dernier, ces mêmes Bruins, se sont faire le coup par un autre jeunot s’appelant Braden Holtby.

Et vive la parité !

Pour une 13e saison d’affilée, des nouveaux champions seront couronnés en juin dans la Ligue nationale de hockey.

Les Red Wings de Detroit sont la dernière équipe à avoir remporté deux titres consécutifs, soit en 1997 et 1998.

Depuis, seuls les Devils du New Jersey, en 2000 et 2003, et les Red Wings, en 2002 et 2008, ont gagné la coupe deux fois.

Pendant ce temps, on continue de faire des prédictions à tout vent !

Pour une 13e saison d’affilée, de nouveaux champions seront couronnés dans la LNH

Le Boomer avait raison

À l’époque où la Ligue nationale ne comptait que six équipes, le volubile Boom Boom Geoffrion répétait que les séries ne se jouaient pas dans les journaux, mais sur la glace.

Le Boomer avait bien raison, mais les surprises étaient moins nombreuses dans le temps.

Les Red Wings ont dominé la première moitié des années 1950, puis le Canadien a suivi avec ses cinq conquêtes successives, un record qui ne sera jamais égalé avec les contraintes auxquelles sont soumises les équipes d’aujourd’hui.

Les Maple Leafs de Toronto et le Tricolore ont dominé les années 1960.

Le Canadien a continué sa domination dans les années 1970 avant que les Islanders de New York et les Oilers d’Edmonton monopolisent les années 1980.

Les dynasties se sont arrêtées là.

À l’issue de la première ronde, la LNH a émis des chiffres reflétant sa fierté face à l’équilibre des forces.

Le tiers des matchs, à savoir 16 sur un total de 48, ont été départagés en prolongation.

Les équipes visiteuses ont maintenu un pourcentage victorieux de ,625 en vertu d’une fiche de 30 victoires contre 18 défaites.

27 matchs dans l’est

À ces statistiques, on peut ajouter qu’il s’est joué 27 matchs sur une possibilité de 28 dans l’Association de Est.

Dans les septièmes matchs, les Bruins ont été détrônés devant leurs partisans par les Capitals de Washington.

Les Devils sont allés vaincre les Panthers en Floride.

Les Rangers de New York ont eu fort à faire pour venir à bout des Sénateurs d’Ottawa.

Les amphithéâtres modernes n’ont pas de personnalité distincte comme en avaient le Forum, le Boston Garden, le Chicago Stadium ou le Spectrum de Philadelphie, où les locaux imposaient leur loi.

Le trophée du Président accordé aux champions du classement général n’est pas une garantie de succès non plus dans les séries.

Jusqu’à la coupe

Depuis son instauration en 1986, seulement six équipes ont poursuivi leur marche jusqu’à la coupe, les Red Wings ayant été les derniers à réaliser l’exploit, en 2008 et aussi en 2002.

Les Penguins de Pittsburgh, qui étaient perçus comme l’équipe ayant les meilleures chances de gagner la coupe, se sont effondrés en six matchs devant les Flyers de Philadelphie.

Les Canucks, finalistes l’an dernier et champions du classement général, se sont évaporés en cinq rencontres devant les Kings de Los Angeles.

Le temps est au questionnement à Vancouver. On ne se demande plus quand les Canucks finiront par gagner, mais que faut-il faire de Roberto Luongo, Ryan Kesler et certains autres?

À Pittsburgh, on souligne que depuis que Dan Bylsma a mené les Penguins à la coupe après avoir succédé à Michel Therrien avec 25 matchs à jouer en 2009, son équipe n’est pas allée plus loin qu’au deuxième tour en trois saisons complètes sous sa gouverne.

C’est la deuxième année de suite que les Penguins sont sortis en première ronde et, contrairement à l’an dernier, ils misaient sur Sidney Crosby cette année.

Les blues ?

Mes deux plus mauvaises prédictions n’ont pas été de croire aux Blues de Saint Louis et aux Predators de Nashville.

Mon admiration pour les Red Wings m’a aveuglé tandis que je m’interrogeais sur la force réelle des Blues.

Au moins, j’ai prédit la victoire des Coyotes qui défient toute logique depuis qu’ils n’ont plus de véritables propriétaires.

Tenez-vous à connaître mes choix pour la deuxième ronde?

Non?

Les voici quand même: les Rangers en sept contre les Capitals; les Flyers en six contre les Devils; les Blues en sept contre les Kings: et les Predators en six contre les Coyotes.

Mais je ne parie pas un sou !

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