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Dynastie: à oublier

Dynastie : à oublier
Photo Keystone Les Red Wings, maintenant éliminés, n'alignaient pas de défenseur élite selon leur ex-directeur général Jim Devellano, comme Alex Pietrangelo (photo) des Blues de St.Louis.

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Comme bien des observateurs, je m’attendais à ce que la première ronde des séries éliminatoires nous réserve quelques surprises, mais quand on consulte la liste des formations éliminées, on saute tout de suite à une conclusion.

On ne verra pas de sitôt des dynasties comme ce fut le cas dans le passé. C’est impossible avec le plafond salarial, avec le nombre d’équipes, avec le système des séries éliminatoires.

Au cours des quatre dernières années, quatre champions différents ont été couronnés. Les Red Wings de Detroit, les Penguins de Pittsburgh, les Blackhawks de Chicago et les Bruins de Boston.

Qu’ont en commun ces quatre formations ? Elles ont toutes été sorties du tournoi printanier dès la première ronde. Ce qu’il faut retenir de cette première étape, c’est que l’avantage de la patinoire ne constitue plus un facteur aussi important qu’on le disait il n’y a pas si longtemps.

Regardez les résultats.

Par conséquent, les organisations vont-elles modifier les objectifs ? Il est certain que le classement n’aura plus la même signification pourvu qu’une équipe se qualifie pour les séries éliminatoires. Il est clair que, dorénavant, les équipes ne penseront qu’en fonction d’un but à atteindre : les séries éliminatoires. Par la suite, tout est possible, on repart à zéro et comme il y a si peu d’écart entre les équipes de la Ligue, une équipe de huitième place a autant de chances qu’une formation de première place.

L’avantage de la patinoire n’a plus aucune signification

Des défenseurs de premier plan

Autre élément qu’on ne peut pas négliger : les équipes qui ont atteint la deuxième ronde dans l’Association de l’Ouest possèdent toutes un ou deux défenseurs de premier plan. Los Angeles mise sur Drew Doughty, les Coyotes sur Keith Yandle, les Blues sur Alex Pietrangelo et les Prédateurs sur Shea Weber et Ryan Suter. Jim Devellano, l’ex-directeur général des Red Wings, disait d’ailleurs après l’élimination des Wings que pour la première fois depuis une quinzaine d’années, ils n’avaient pas le ou les meilleurs défenseurs dans leur série contre Nashville.

Dans l’Est, c’est différent, on parle plutôt de comité en défense. Les Rangers possèdent l’une des meilleures unités défensives de la Ligue et Marc Staal, après avoir subi une commotion cérébrale, retrouve graduellement la forme. Henrik Lundqvist a été génial. Les Capitals ont modifié leur philosophie et, par conséquent, cette équipe pourrait surprendre. Avait-on prévu que Washington jouerait d’une façon aussi disciplinée dans son territoire ? Dans le cas des Flyers, je croyais que l’absence de Chris Pronger nuirait considérablement aux chances de cette équipe, mais les autres défenseurs ont élevé leur jeu d’un cran et il y a aussi eu l’émergence de Claude Giroux.

Les Devils, c’est une surprise pour moi. Patrick Elias, Petr Sykora et Dainius Zubrus ne sont plus jeunes. On ne peut pas dire que Zach Parise et Ilya Kovalchuk se sont démarqués face aux Panthers de la Floride, mais il y a le bon vieux Martin Brodeur. Il demeure toujours le meilleur gardien pour contrôler la rondelle et c’est un atout tellement important ! Il devient parfois un troisième défenseur.

Le dossier Luongo

Parlant de gardien, le dossier Roberto Luongo fait jaser et avec raison. À mon avis, on met beaucoup trop d’emphase sur la clause empêchant une équipe d’échanger un joueur à une autre formation. De plus en plus, cette clause ne tient plus. Pourquoi un athlète persisterait-il à demeurer dans une organisation qui va le dépouiller de quelques-uns de ses attributs ? Les Canucks veulent faire de Corey Schneider leur gardien numéro un. Ils doivent surtout lui offrir une nouvelle entente. Et si je ne me trompe pas, Luongo a toujours été le mal-aimé des partisans de l’équipe. Les Canucks ont un autre gardien, Eddie Lack, qui devient joueur autonome avec restriction. C’est un gardien dont le style s’apparente à celui de Pekka Rinne. On me dit qu’il a du talent.

Maintenant, les Canucks trouveront-ils preneur pour Luongo ? Il détient un très lourd contrat. Pour une équipe désirant un gardien d’expérience, avec un excellent profil comme celui Luongo, c’est toujours attrayant. Cependant, il faut longuement réfléchir parce que cette entente s’échelonne jusqu’en 2022, je crois.

Rick Nash est un peu dans la même situation que Luongo. Il veut quitter Columbus, c’est du moins ce qu’on dit, il a demandé à être échangé. Alors, que faites-vous en tant qu’organisation ? Vous lui dites, eh, tu voulais une clause nous empêchant de t’échanger or voilà que tu oublies cette clause ?

C’est vrai dans un sens. Mais pouvez-vous sérieusement garder un joueur qui ne veut plus être associé avec votre entreprise ?

On fait tout un plat de cette clause de non-échange. C’est attrayant lors des négociations, le joueur est heureux de se joindre à une nouvelle équipe et cette nouvelle formation est heureuse de l’accueillir. Mais, dans la réalité, ça ne fonctionne pas toujours. Après un certain temps, on pense en fonction d’une séparation. À ce moment-là, cette clause ne tient plus.

La suspension de Torres

En terminant, j’aimerais revenir sur la suspension imposée à Raffi Torres. Il devra rater les 25 prochains matchs de son équipe. Je n’ai aucun problème avec la décision prise par Brendan Shanahan.

Cependant, cela ne veut pas nécessairement dire que Torres sera privé d’un revenu pendant 25 matchs.

Impose-t-on des suspensions sans rémunération pendant les séries éliminatoires ? J’en doute, parce que les joueurs ne reçoivent aucun salaire. Il y a une bourse accordée à la fin des séries, mais ce n’est pas attaché au contrat du joueur. Pour le moment, ça ne touche pas le portefeuille de Torres...

 

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