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Grève | étudiants

Plus de 1 200 arrestations

Depuis le début du conflit, les policiers ont été plus actifs que ne l’imaginaient des leaders étudiants

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PhotoS d’archives Les policiers ne font pas toujours dans la dentelle lors des arrestations dans les manifestations étudiantes. Les participants l’ont dénoncé à maintes reprises.

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Les nombreuses manifestations étudiantes depuis le début du conflit se sont soldées par plus de 1 200 arrestations au Québec.

Selon des chiffres compilés par le Journal de Montréal, 1 201 personnes ont été appréhendées par les policiers entre le 7 mars et le 27 avril.

Une situation jugée « abusive » et « inacceptable » par les associations étudiantes.

« C’est beaucoup trop d’arrestations. C’est carrément de l’intimidation et de la répression politique de la part des forces policières », dénonce Jeanne Reynolds, porte-parole à la CLASSE.

« C’est surprenant. Je savais qu’il y avait eu plusieurs arrestations de masse, mais je ne m’attendais pas à ce que ça ait franchi le cap des 1 000 arrestations », lance Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale (FECQ).

À la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), on nuance les chiffres liés aux nombreuses arrestations.

« Oui c’est beaucoup, mais en même temps, ce n’est pas tant que ça, considérant le nombre de manifestations et de personnes qui s’y déplacent depuis le début de la grève », explique la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Plus à Montréal

Les manifestations répétées dans les rues de Montréal depuis le mois dernier ont mené à plus de la moitié des arrestations.

En effet, 648 des personnes appréhendées l’ont été dans le cadre d’un rassemblement dans la grande métropole.

Au Service de police de Montréal (SPVM), on n’était pas en mesure de confirmer le nombre d’individus arrêtés lors de manifestations sur leur territoire.

Les 1 201 personnes arrêtées comprennent les 200 arrestations de la manifestation contre la brutalité policière du 15 mars dernier.

Conscient que plusieurs actes de vandalisme ont été commis lors des manifestations, M. Bureau-Bouin se questionne tout de même sur la légitimité de procéder à des arrestations massives.

« Je ne peux pas croire que c’était raisonnable d’appréhender les gens dans tous ces cas », dit-il.

Même son de cloche pour Mme Desjardins, qui déplore que plusieurs se fassent arrêter, bien malgré eux.

« Il y a eu des exemples, cette semaine, de gens qui se sont simplement retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment », expose-t-elle.

Mentionnant que son association étudiante a lancé à ses membres une invitation au calme, M. Bureau-Blouin demande aux policiers de réfléchir de leur côté sur la nécessité d’intervenir massivement lors des manifestations.

« Ce n’est certainement pas en arrêtant la moitié des gens qu’on va régler les choses », dit-il.

Jeanne Reynolds ajoute qu’une présence policière plus discrète permettrait d’éviter les conflits entre manifestants et forces poli­cières.

Quelques arrestations de masse
20 mars 2012
80 arrestations
Blocus à l’entrée du pont Champlain à Montréal
4 avril 2012
76 arrestations
Grabuge au centre-ville de Montréal
19 avril 2012
150 arrestations
Grabuge à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau
21 avril 2012
90 arrestations
Émeute au centre-ville de Montréal
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