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Intraitables Flyers

Intraitables Flyers
Photo Keystone L’entraîneur des Flyers, Peter Laviolette, peut compter sur une attaque dévastatrice.

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Quand ce n’est pas Claude Giroux, c’est Daniel Brière.

Ils sont intraitables, ces Flyers de ­Philadelphie. En tous les cas, malgré un gardien qui soulève bien des interrogations, ils gagnent. On leur fournit une ­occasion, ils la saisissient.

On les appuie contre les câbles comme l’on fait les Devils du New Jersey et Martin Brodeur, hier, lors du premier affrontement entre les deux formations, et ils parviennent à s’en sortir et à prendre le contrôle de la situation.

Les Flyers ont pris les devants. Les ­Devils ont nivelé 2-2. Puis, les Flyers ont ­repris les devants 3-2, mais Petr Sykora égalé la marque. Sauf que la série contre les Penguins de Pittsburgh a bien servi les Flyers.

Dans l’adversité, il faut savoir se ­démarquer.

Ils l’ont fait encore une fois. Claude ­Giroux soulignait au cours du week-end, alors que les deux formations se préparaient à leur série, qu’une équipe peut ­gagner la coupe Stanley en misant sur l’attaque.

Et pourquoi pas ?

Il n’y a plus rien qui tient depuis le début des séries, alors quand on mentionne que les attaques remplissent les stades et que les défenses gagnent les championnats, je ne suis pas certain que ça s’applique aux Flyers.

Sûrement pas avec le gardien Ilya ­Bryzgalov qui n’inspire aucune confiance, croyez-moi. Par conséquent, Peter ­Laviolette prône un système permettant à ses meilleurs effectifs en attaque de travailler en toute liberté. Il y a bien sûr quelques consignes pour s’assurer qu’on ne crée par trop d’ouvertures pour l’adversaire, mais c’est le contrôle de la rondelle qui identifie les Flyers. Le contrôle de la rondelle et la pression sur l’adversaire.

Giroux a marqué. Daniel Brière a réussi le but de la victoire en prolongation.

Quand vos meilleurs joueurs sont les plus efficaces, vous ne pouvez pas ­perdre.

Luongo trop dispendieux ?

Bon, selon Gilles Lupien, l’agent de ­Roberto Luongo, aucune démarche auprès des Canucks de Vancouver n’a été entreprise pour sortir le gardien de Vancouver.

En d’autres mots, il n’y a pas une liste de cinq équipes qui intéresseraient Luongo. On en est là, il faudra attendre les ­événements.

Cela n’empêche pas de spéculer parce que le vétéran des Canucks va quitter ­Vancouver. Mike Gillis, le directeur général de l’équipe, doit renouveler l’entente de Cory Schneider, le gardien numéro un de l’organisation, et par le fait même, il doit échanger Luongo.

Alors, sortons la calculatrice, comme on l’a fait dans les coulisses de la ligue au cours du week-end : il reste 10 ans au contrat signé par Luongo. Cela représente une somme de 47 millions au total. Pour les sept prochaines années, on devra verser

40 millions au gardien, c’est-à-dire jusqu’à l’âge de 39 ans. Les équipes qui pourraient montrer un certain intérêt, croit-on, sont les Blackhawks de Chicago, les Maple Leafs de Toronto et le Lightning de Tampa Bay.

Mais pourquoi Tampa Bay ? Cette organisation n’a-t-elle pas déjà des joueurs ­grassement payés comme Steven Stamkos, Vincent Lecavalier et Martin Saint-Louis. Comment le Lightning peut-il embarquer dans le dossier Luongo ?

Pas de grand ménage

J’aime bien la façon dont Pete Chiarelli a analysé la dernière saison des Bruins de Boston. Le directeur général a souligné qu’il ne ferait pas le grand ménage parce qu’il n’y a pas de grand ménage à faire. « Nous avons gagné la coupe Stanley l’an dernier. Cette saison, on n’a pas franchi la première étape. Cela veut-il dire que nous sommes en perte de vitesse ? Je ne le crois pas. »

Les Bruins vont sûrement attaquer le marché des joueurs autonomes, notamment le dossier Zach Parise, et ils vont ­modifier la structure de leurs employés de soutien, surclassés par ceux des Capitals de Washington. Chiarelli dit qu’il n’a pas l’intention non plus d’échanger Tim Thomas.

Sur ce point, je ne suis pas certain qu’il dit ce qu’il pense vraiment. Thomas entreprendra la dernière année de son entente, il n’a pas été aussi brillant ce printemps et on n’a toujours pas digéré sa décision de ne pas accompagner ses coéquipiers à la ­Maison Blanche.

Brodeur et les 12 gardiens

Une statistique intéressante dévoilée au cours du week-end. Martin Brodeur disputait, hier, un 178e match éliminatoire. Sa première participation remonte au premier match des séries éliminatoires de 1994. Depuis ce temps, il a participé à quatre finales de la coupe Stanley, il a gagné trois championnats. Mais, ce qui est intéressant, puisqu’il affronte les Flyers dans le deuxième tour du tournoi printanier, c’est que les Flyers, depuis les débuts de ­Brodeur en séries éliminatoires, ont vu 12 gardiens endossés leur uniforme. A-t-on résolu le problème avec Ilya Bryzgalov ? On en doute. Pourtant, il a signé une entente de neuf ans. Mais les gardiens qui quittent le régime de Dave Tippett, habituellement, reviennent tous à la normale. Par conséquent, Mike Smith, des Coyotes, doit s’assurer d’avoir l’entraîneur Tippett dans son environnement au cours des prochaines années

« Magistral » échange

Chaque fois que j’observe Ryan ­McDonagh, je ne peux faire autrement que de penser à cette « magistrale » transaction complétée par le lunatique Bob Gainey. Vous savez qui s’est amené à Montréal pour ce défenseur qui occuperait possiblement le premier rang chez les défenseurs du ­Canadien s’il était demeuré dans l’organisation ? Nul autre que Scott Gomez. ­J’imagine que Glen Sather, le patron des ­Rangers, s’empressa de signer tous les ­documents relativement à la transaction de crainte que Gainey ne change d’idée.

Les blessés...

J’ai choisi les Blues de St. Louis pour atteindre la finale de la coupe Stanley mais le premier match de la série contre les Kings de Los Angeles a soulevé le doute. Non seulement les Blues se sont cramponnés sur la défense après avoir marqué le premier but, mais la perte d’Alex Pietrangelo pourrait être un tournant dans la série. Ce jeune défenseur a connu une belle éclosion cet hiver prenant charge de la défense tout en devenant un véritable leader...

Brian Murray souligne qu’il doit maintenant passer à l’autre étape du programme de reconstruction des Sénateurs d’Ottawa, donc, c’est de s’assurer qu’il pourra ajouter un attaquant de premier plan et aussi, il doit améliorer le groupe d’employés de soutien. Zach Smith a été une déception, Jesse Winchester n’a pas répondu aux attentes lorsqu’il était en santé. Bobby Butler ? On passera. On croit même que les Sénateurs songeraient à rapatrier Chris Kelly. Ce serait une bonne décision parce que, effectivement, à l’exception de Chris Neil, les joueurs des troisième et quatrième trios n’ont pas contribué aux succès de leur formation face aux Rangers.

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