Environ 2000 étudiants ont défilé pacifiquement et sous un air de fête dans les rues de Montréal, mardi soir, pour une huitième manifestation nocturne consécutive visant à dénoncer la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement libéral.
Les étudiants ont quitté le lieu de rendez-vous vers 21h alors que des gens affluaient toujours de la station de métro Berri-UQAM pour venir grossir leurs rangs.
La foule a repris en grand nombre les slogans anticapitalistes scandés par les manifestants qui avaient pris part, plus tôt dans la journée, au rassemblement organisé par le groupe Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) pour souligner la fête des Travailleurs.
La marche nocturne a notamment emprunté les rues St-Denis, Sherbrooke et Sainte-Catherine ainsi que le boulevard René-Lévesque, quadrillant sensiblement les mêmes artères du centre-ville que les soirs précédents. La foule a emprunté la rue Sainte-Catherine et le boulevard de Maisonneuve en sens inverse de la circulation.
Deux arrestations ont eu lieu à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Metcalfe, mais l’ambiance est demeurée pacifique, parfois même festive. Selon le SPVM, une vingtaine de personnes cagoulées et masquées se trouvaient parmi la foule.
Un peu avant 23h, les quelque 1000 manifestants restants continuaient de marcher dans le calme.
La marche s’est arrêtée brièvement devant l’hôtel de ville, avant de se poursuivre sur la rue St-Denis, en direction nord. Vers 23h45, environ 300 personnes manifestaient toujours pacifiquement. Le SPVM ne rapportait aucun méfait.
Manifestation de la CLASSE
Des étudiants se sont réunis mardi en début de soirée au parc Molson, dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie à Montréal, pour participer à une manifestation organisée par la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).
La manifestation, organisée à l’occasion de la fête des Travailleurs, invitait les étudiants à se joindre à un contingent féministe afin de souligner le « caractère sexiste de la hausse des droits de scolarité ».
Les étudiants ont quitté le parc Molson peu après 19h. La marche s’est déroulée dans l’ordre et aucune arrestation n’a été rapportée.
Les étudiants avaient l’intention de se joindre à la manifestation organisée par le groupe Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), mais celle-ci a rapidement dégénéré au centre-ville, se terminant par plus d’une centaine d’arrestations, dont 34 pour des actes criminels.