Pendant que les projecteurs sont pointés sur la grève étudiante, François Legault tente une percée et propose de plafonner une campagne électorale de 4 millions $, tout comme de limiter à 100 $ le don à un parti pour contourner les problèmes de corruption.
Le don maximum permis est de 400 $ présentement, et le diviser par quatre rendrait plus difficile les stratagèmes financiers douteux des partis selon le chef de la Coalition Avenir Québec ( CAQ ).
«Ça rendrait presque impossible l’utilisation de prête-noms, a proposé M. Legault, vendredi. On veut aussi que chacun soit enregistré au directeur général des élections ( DGE ), ce qui empêcherait tous les dons en espèce.»
Il faisait ainsi référence aux dons du Parti libéral en provenance de firmes de génie-conseil et de grands cabinets d’avocats, divulgués le 3 mai par Québec Solidaire.
Course aux millions
M. Legault suggère aussi de restreindre à 2 millions $ par année le fonctionnement d’un parti, tandis que ce montant augmenterait à 4 millions $ en mode électoral.
«Ce sont des montants plus raisonnables que la course aux millions que nous connaissons actuellement», a déclaré celui qui était toujours bon troisième dans les intentions de vote, selon un sondage Léger-Marketing-Agence QMI révélé vendredi.
Chiffres à l’appui, il a rappelé que le parti de Jean Charest a dépensé 9,5 millions $ lors de la campagne de 2007, le Parti québécois 7,2 millions $, et l’ADQ 2,4 millions $. Enfin, il a dit souhaiter l’instauration d’élections à date fixe.
Fin à la grève, une solution CAQ
Une fois de plus, l’ancien président d’Air Transat n’a pu éviter de se positionner par rapport au conflit étudiant.
Au moment où le premier ministre convoquait d’urgence les leaders étudiants à Québec, François Legault a revendiqué la paternité des propositions de sortie de crise émises par le premier ministre la semaine dernière.
«Ce que le gouvernement Charest a mal fait, c’est d’expliquer sa proposition. Il a attendu lundi dernier pour copier la résolution de proposition de la CAQ, a dit M. Legault. Il aurait cependant dû la prendre bien avant.»
Les intentions de vote de la CAQ sont passées à 24 % en mai selon le sondage Léger-Marketing-Agence QMI , une première remontée depuis l’effondrement des intentions, passées de 37 % en décembre à 22 % en avril.