QUÉBEC -
La ministre Christine St-Pierre assure que les organismes de promotion et de défense de la langue française n’auront plus besoin de recourir à la sous-traitance pour remplir leur mandat.
Le Journal a révélé, hier, que l’Office québécois de la langue française (OQLF) a requis les services du cabinet de relations publiques National pour préparer le dévoilement prochain des études sur la langue de commerce à Montréal.
Outre ce contrat de gré à gré de 50 000 $, l’organisme a également eu recours à cette firme pour la présentation publique d’études démolinguistiques au printemps (24 500 $) et pour la réalisation d’un plan stratégique (62 100 $).
« J’attends les explications de l’Office. J’ai bien hâte de voir ces études et je m’attends à ce que celles-ci sortent le plus rapidement possible », a aussitôt réagi la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française.
Ressources augmentées
Depuis l’octroi du contrat à National, le Secrétariat à la politique linguistique a vu ses ressources augmentées « pour faire en sorte qu’on n’ait plus besoin d’aller chercher des ressources extérieures », a renchéri en Chambre Mme St-Pierre.
Ce qui turlupine son vis-à-vis péquiste, le député Yves-François Blanchet, ce sont les raisons qui ont poussé l’Office à sous-traiter à un cabinet de relations publiques reconnu pour son expertise en gestion de crise.
« Six mois plus tard, je suppose que leur recommandation a été de ne pas les déposer! », a-t-il lancé. Le député Blanchet soupçonne des résultats peu convaincants pour qu’on requière les services de National et qu’on retarde la publication des très attendues études sur la langue de commerce à Montréal.