Deux des trois personnes blessées plus gravement lors de l'émeute du Conseil général du PLQ en fin de semaine dernière à Victoriaville n'ont pas été blessées par la Sûreté du Québec.
C'est ce que les responsables de la police nationale ont affirmé ce matin, durant un point de presse au cours duquel ils ont dressé un bilan de l'intervention de vendredi soir.
Le capitaine Jean Finet a expliqué que la SQ a obtenu les dossiers médicaux des trois personnes blessées pour son enquête sur les événements et les a fait examiner par un pathologiste judiciaire.
Blessure incompatible
Celui-ci a conclu que la blessure subie par le jeune homme qui a perdu un œil est incompatible avec l'impact des projectiles de plastique tirés par les policiers de l'intervention le soir de l'émeute.
Dans le second cas, celui d'une femme blessée à la mâchoire, la SQ a expliqué qu'elle a subi ses blessures avant que l'ordre d'utiliser les armes soit donné et alors qu'elle se trouvait hors de portée de ces mêmes armes.
Enfin, pour ce qui est de la troisième victime, un jeune homme blessé à une oreille, le capitaine Finet a indiqué qu'il se pouvait qu'il ait été atteint par un projectile de plastique tiré par les policiers, mais qu'il pourrait également avoir été atteint «par tout autre projectile lancé par les manifestants».
Il défend l'intervention
Après avoir décrit la chronologie des événements, ce dernier a défendu l'intervention de la police.
«L'opération était bien préparée et nos policiers ont agi avec professionnalisme. C'est la manifestation la plus violente à laquelle nous avons assistée depuis 10 ans», a ajouté l'officier en précisant que les choses avaient dégénéré très rapidement, et qu'il a fallu à peine quatre minutes pour que la manifestation, qui avait été déclaré illégale, soit considérée comme une émeute.
Enfin, le capitaine Finet a également balayé du revers de la main les informations voulant que les policiers aient ralenti le travail des techniciens paramédicaux et même bloqué le passage des ambulances. «J'ai personnellement contacter le coordonateur des ambulanciers. Nous les avons même aidé à avancer», assure-t-il.