Pour leur 21e manifestation « nocturne » d’affilée, les étudiants étaient de retour en force lundi soir, alors que plus d’un millier d’entre eux ont marché au centre-ville de Montréal dans une ambiance tantôt électrique, tantôt festive.
Vers la fin de la manifestation, un plus petit groupe de manifestants, de même que quelques passants ont été pris « en souricière » par les policiers qui avaient déclaré la manifestation illégale, plus tôt (voir vidéo ci-haut).
Mais les policiers les ont finalement laissé se disperser vers 00 h 15, après avoir laissé entendre que des arrestations allaient avoir lieu.
Trois personnes ont cependant été arrêtées pour voies de fait et menaces envers les policiers.
Un peu plus d’une heure après le début de l’événement, l’ambiance de la foule était des plus intenses, alors que les étudiants marchaient aux environs du pont Jacques-Cartier. Ils sont passés sur les mêmes portions de rue à plusieurs reprises, chaque intersection représentant une source de dissension au sein du groupe.
De nombreux projectiles, tels que des bouteilles, des roches et un morceau de pavé, ont été lancés vers les policiers, qui tentaient de diriger la manifestation vers l’ouest.
Une vitre a aussi été cassée près de la rue Panet.
À 23 h 30, la manifestation a été déclarée illégale par les policiers, après que des individus eurent commencé à frapper sur des véhicules avec des bâtons. La foule était alors estimée à environ 300 manifestants.
Comme d’habitude, les étudiants avaient commencé leur marche à la place Émilie-Gamelin, empruntant la rue Berri jusqu’à la rue Notre-Dame Ouest. La foule, composée de nombreuses familles, mais aussi de plusieurs individus cagoulés, est ainsi passée devant l’hôtel de ville, où s’était déroulée une autre manifestation peu de temps avant.
Quelques pièces pyrotechniques ont été lancées au début de la marche.
Confrontation au conseil municipal
Par ailleurs, une manifestation ayant pour thème « On s'invite au conseil municipal!! » a eu lieu à la place Vauquelin, située aux abords de l’hôtel de ville, vers 18 h, lundi.
Peu après 19 h, les manifestants, qui répondaient à l'appel d'une association étudiante en faveur de la gratuité scolaire, ont tenté de pénétrer à l’intérieur de l’édifice.
Comme la salle du conseil avait atteint sa capacité maximale, les policiers ont dû procéder à la fermeture des portes. Certains manifestants ont alors tenté d'entrer quand même, ce qui a mené à une brève confrontation avec les policiers. Les manifestants ont notamment été repoussés à l'aide de gaz poivré.
Aucune arrestation n’a suivi cette échauffourée.