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Technologies propres

Prêcher par l’exemple

Denis Leclerc, accompagné d’Andrée-Lise Méthot et d’Annouk Bissonnette-Deloitte
© photo Jean-François Desgagnés Le secteur des technologies propres, c’est le secret le mieux gardé au Québec, il faut le faire connaître », a déclaré le président et chef de la direction d’Écotech, Denis Leclerc, accompagné d’Andrée-Lise Méthot et d’Annouk Bissonnette-Deloitte.

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Des centaines d’entrepreneurs québécois, spécialisés dans les technologies propres, demandent au gouvernement, aux organismes publics et aux municipalités de favoriser l’achat local et d’encourager leurs innovations.

Nul n’est prophète en son pays, dit l’adage, qui reflète la réalité des quelques 400 entreprises regroupées au sein d’Écotech Québec, la grappe des technologies propres (énergie, air, eau, environnement, transport, agriculture, recyclage, matières résiduelles, etc.)

« Nos entrepreneurs doivent parfois passer par Rome pour être reconnus », illustre Andrée-Lise Méthot, présidente du CA d’Écotech.

« Si l’Allemagne est un grand joueur, aujourd’hui, dans l’éolien et le solaire, c’est qu’il y a eu une volonté gouvernementale structurée pour donner cette place à l’innovation », a-t-elle donné à titre d’exemple, lors d’un point de presse sur la Colline parlementaire.

« On est extrêmement bien positionnés au Québec, on a une capacité d’innovation extraordinaire. Maintenant, il faut passer en phase commercialisation. Inévitable­ment, ça passe par chez nous », a-t-elle plaidé.

Mission au Québec

« Avant de tous partir en délégation à l’étranger, on peut tu en faire une mission au Québec? Peut-être que dans l’éolien, la réponse est en Gaspésie. Peut-être que dans les biocarburants, ça ne sert à rien d’aller ailleurs quand on a des grands groupes comme Enerkem au Québec; alors favorisons d’abord (les entreprises de) chez nous », a insisté Mme Méthot.

Elle reconnaît toutefois les « grands efforts » de certaines municipalités pour investir dans de nouvelles technologies vertes. « Mais il faut favoriser l’acquisition des technologies de nos entrepreneurs d’ici si on veut construire cette nouvelle économie qu’on souhaite tous pour le Québec. Les green jobs, ça a une valeur. Quand on est capables de vendre chez soi, on est aussi en train de faire de la fiscalité au Québec et on paie des impôts. »

Écotech a d’ailleurs organisé un sommet à Québec, qui se termine aujourd’hui, afin de favoriser le maillage entre ses membres et certaines municipalités ainsi que des sociétés d’État. « On veut rapprocher les deux grandes solitudes : les organismes publics et les entreprises innovantes. Le secteur des technologies propres, c’est le secret le mieux gardé au Québec, il faut le faire connaître », a déclaré le président et chef de la direction d’Écotech, Denis Leclerc.

Quotas d’achat

L’accès aux marchés publics du Québec, estimés à 28,7 milliards, en 2009, est un « enjeu majeur pour les PME qui disposent de ressources limitées », a fait valoir M. Leclerc. Il souhaite que les organismes publics et parapublics du Québec s’inspirent des mesures existantes dans certains marchés d’Europe et d’Amérique du Nord pour soutenir les PME vertes.

La firme Deloitte a d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet, identifiant sept catégories d’implication des marchés publics. On suggère des quotas d’achat, des prix préférentiels, un tarif de rachat garanti, une adaptation du système budgétaire, une place de marché pour l’offre et la demande, des achats regroupés et un rôle de premier acquéreur de technologies.

 

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