Les deux tiers des employés de la Commission de la construction du Québec (CCQ) ne se présenteront pas au travail aujourd’hui, ce qui force l’organisation à fermer ses bureaux. Tous les bureaux de service à la clientèle, de même que les services téléphoniques offerts aux employeurs et aux travailleurs, sont donc inaccessibles pour la journée.
Ce sont les 600 syndiqués sans pouvoir d’enquête de la CCQ qui ont pris la décision de tenir une grève d’une journée, en guise de moyen de pression dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.
Les travailleurs contestent notamment les changements que veut apporter l’employeur aux régimes de retraite.
Déjà, depuis plusieurs semaines, ces employés déclenchent tous les jours une grève de 18h à 7h le lendemain matin, refusant ainsi de faire des heures supplémentaires.
Le 3 mai dernier, ils sont allés encore plus loin, en votant à 96 % en faveur d’un mandat de grève générale illimitée, à être déclenchée au moment opportun.
Louis-Pascal Cyr, conseiller de la présidente de la CCQ Diane Lemieux, n’a pas voulu commenter ce nouveau moyen de pression, mais il a rappelé que « le travail devant un conciliateur pour le renouvellement de la convention collective se poursuit ».
Il a aussi assuré les 300 autres employés syndiqués de la CCQ affirmant que les enquêteurs sont bel et bien au travail aujourd’hui. En conséquence, les inspections sur les chantiers et les enquêtes suivent leur cours.