Le centre-ville de Montréal a encore été le théâtre d'une manifestation qui a pratiquement tourné à l'émeute dimanche et Gérald Tremblay ne voit qu'une seule solution pour ramener la paix sociale dans sa ville, le dialogue.
«Je demande au gouvernement du Québec et aux étudiants de retourner au dialogue, a déclaré le maire en entrevue à TVA Nouvelles. La ministre Michelle Courchesne était d'accord. On voit que certains étudiants sont prêts également. C'est la seule façon que l'on va trouver une solution concrète à ce conflit.»
Gérald Tremblay a précisé qu'il n'a jamais pris position dans le conflit étudiant qui dure depuis 99 jours et que tout ce qui lui importe, c'est la sécurité des citoyens. «On ne fera pas de compromis sur la sécurité des Montréalais», a-t-il fait valoir.
Montréal s'est dotée la semaine dernière d'un règlement interdisant entre autres le port du masque «sans motif raisonnable». Entré en vigueur samedi, le règlement n'a pas encore été appliqué par les forces de l'ordre qui se sont contentées de demander à certains manifestants de se démasquer avant les manifestations.
Policiers critiqués
Le travail du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) fait l'objet de maintes critiques depuis que les policiers ont dû intervenir de façon parfois musclée pour mâter les casseurs lors des manifestations nocturnes de samedi et dimanche. Le maire s'est porté à leur défense.
«Les policiers reçoivent des projectiles, des cocktails Molotov, des boules de billard, a-t-il dit. Il y a des policiers et policières qui ont été blessés, hier (dimanche). Il faut aussi penser aux policiers, pas juste aux manifestants. Ce ne sont pas les policiers qui commencent, ce sont les manifestants qui profitent de ces occasions-là pour attaquer nos policiers et policières.»
Gérald Tremblay souhaite la paix sociale. «Dans une société qui nécessite de la paix et de l'ordre, on ne peut pas blâmer les policiers dans ces circonstances-là.»