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Quelle troisième voie ?

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Mathieu Bock-Côté déplore avec raison que l’extrême polarisation du débat autour du conflit étudiant enlève de l’oxygène à quiconque tente d’exprimer un point de vue nuancé.

Il est vrai aussi que la haine viscérale envers Jean Charest dicte nombre de réactions. Si cet homme découvrait un remède contre le cancer, des gens trouveraient un moyen de lui nier le moindre mérite.  Mais il est le premier responsable de cette animosité.

Les chaînes d’information continue contribuent aussi à amplifier le sentiment de crise. Les mêmes images, les mêmes phrases tournent en boucle toute la journée, occupant tout l’espace, comme s’il ne se passait rien d’autre.

Les médias sociaux abolissent la distance entre un événement et le commentaire sur celui-ci. Forcément, moins il y a de distance, plus l’humeur prend le dessus sur la réflexion. Toute la société devient une marmite sous pression.

Cette polarisation n’a bien sûr rien d’inédit. Revenant sur les événements de mai 1968, Raymond Aron faisait ce même constat dans son petit ouvrage «La Révolution introuvable».

Quand les leaders étudiants, disait-il, ne contrôlent plus leurs troupes, quand les casseurs prennent le dessus, on choisit son camp : l’État, le parlement, les tribunaux, avec leurs défauts et leurs limites, ou la rue, le désordre et son cortège d’effets pervers sur des citoyens qui n’ont rien fait pour mériter cela. 

En refaisant la chronologie de notre crise, on peut certes dire que le gouvernement aurait pu agir avant ou qu’il a mal manœuvré à tel ou tel moment.

On peut aussi, très légitimement, s’opposer à tel ou tel article de loi. Par définition, toute loi spéciale restreint le périmètre habituel des droits et libertés. Il s’agit de savoir jusqu’où et si les circonstances le justifient.

Ces questionnements pertinents sont le loisir de ceux qui, comme moi, observent les choses du haut des gradins et avec l’avantage du recul. Quand on est dans la cabine de pilotage, dans le feu de l’action, les choses se présentent très différemment.

Pour moi, LA question fondamentale  est de savoir si, entre la loi spéciale et le renoncement pur et simple à la hausse des droits, le gouvernement avait une troisième option.

Évidemment, cette question ne se pose pas pour ceux qui étaient carrément pour les étudiants. En particulier, je suis extraordinairement troublé par le comportement de ces professeurs qui ont encouragé leurs propres étudiants à ne pas venir en classe et qui promettent de recommencer à souffler sur les braises cet automne.

Remarquez, jouer à la révolution est moins exigeant que la faire et permet de revivre sa jeunesse, du moins tant qu’on ne retrouve pas son auto vandalisée.

Je déplore évidemment qu’il ait fallu en arriver à une loi spéciale. On s’y résout quand les mécanismes habituels de résolution de problèmes n’ont pas fonctionné comme ils auraient dû.

Je note cependant que ceux qui, sans donner raison aux étudiants et sans nier la nécessité d’une hausse des droits, s’insurgent contre le principe même d’une loi spéciale ne disent jamais concrètement, précisément, exactement à quoi aurait dû ressembler cette troisième voie.

C’est parce qu’elle n’existe pas.

31 commentaire(s)

Mathieu Gravel dit :
21 mai 2012 à 8 h 54 min

Étant finissant dans le programme de baccalauréat en communication, politique et société, je tenterai de «nuancer» votre argumentation selon ma propre position. Tout d’abord, merci d’avoir soulevé la question du «recul» médiatique. Ce recul est voué à se raréfier.

Bien que l’on dise que la télévision est menacée de connaître une baisse faramineuse de ses cotes d’écoute, il n’en demeure pas moins que lorsque l’on demande à ses jeunes où ils prennent leurs informations, ils la prennent sur une plate-forme médiatique du même média traditionnel (Radio-Canada, France24, The New York Times, The Guardian.)

Par ailleurs, il est sain de critiquer la couverture médiatique de certains évènements. J’ai été, il y a près de 2 ans, délégué jeune pour le Parti Québécois. Nous avions eu un conseil national à Lévis. Le programme du parti en vue du congrès qui allait suivre l’année prochaine se mettait en branle. Le parti nous a aussi présenté l’ABCD de la souveraineté. Des heures et des heures de débats et discussion pour un nouveau membre comme moi qui en était à ma première. En rentrant chez moi, je consulte différents médias et je suis stupéfait. Tout ce que j’entends ou je lis du traitement médiatique rapporte un «déchirement» du PQ avec le groupe du SPQ-libre, qui jouissait selon moi, de privilèges de façon inégalitaire dans le parti. J’ai habité en France durant l’automne dernier et les médias importants auraient rapporté les grandes lignes de l’orientation du parti politique et non pas une quête de sensationnalisme qui ne représente aucunement le déroulement de la fin de semaine.

Concernant le traitement des manifestations étudiantes, ce «recul» médiatique est d’une malhonnêteté terrible pour avoir assisté à certaines d’entre elles. 100 arrestations pour 1 vitre brisée et pour 10 000 manifestants, il faut relativiser. De plus, le dernier sondage qui affirme que 67% des Québécois sont en accord avec la loi 78 semble une technique de contrôler l’«opinion publique» de la part de La Presse. Un nouveau média prend de l’importance chez les jeunes, c‘est celui du journalisme vidéo en direct pour voir ce qu’il se passe réellement sur le terrain, sans «traitement» de la part des médias traditionnels. Cette affirmation mériterait réflexion, mais je suis à peu près certain que le journalisme que pratique CU TV (journalisme à Concordia), qui est en direct sera, pour ma génération et celles qui suivront le journalisme de référence.

J’aurais apprécié élaborer mes points plus longuement, mais par manque de temps, je vous souhaite cordialement une excellente journée.

J.Léger dit :
21 mai 2012 à 9 h 28 min

Bonjour,

Je me questionne sur cette iimpossibilité de trouver une troisième voie quand on sait que le litige est chiffré et donc décomposable. Ex: Augmentation de 75 % sur 10 ans au lieu de 5 ans. Mais encore faut-il que cette polarisation ne repose pas sur deux faits bien distincts. Ce que celui qui cèdera aura à perdre !

M. Charest veut augmenter son électorat, les étudiants ne croient plus en rien. Peut-on leurs reprocher de ne pas vouloir un monde meilleur. Je suis réellement contre toute cette casse et ces manifestations qui nous coûtent cher mais comment ne pas être outré, entre autres, par les millions que va nous coûter la Commission Charbonneau que J. Charest à déjà saboté et qu'il continue de le faire en utilisant maintenant l'UPAC pour y soustraire ceux qui devaient justement s'y faire prendre. Comment voulez-vous aussi que les jeunes respenctent maintenant la police.

Bien sûr ce n'est qu'un cas parmi tant d'autres et ne me dites pas d'aller voter. J'y suis toujours allé et justement, j'ai toujours du choisir entre 2 ou 3 partis corrompus. Voilà où est le drame.

Les jeunes sont enragés, plus instruits que nous et plein de colère. Ils refusent de nous suivre et bien que prudemment, je vais les suivre si il m'entraîne vers l'ESPOIR d'un monde meilleur. Je ne crois vraiment pas que ça pourrait devenir un Québec pire !

Donc, si négociation il y avait, M. Charest y perdrait son allure mafioso et les jeunes y gagneraient une preuve que le pouvoir n'appartient pas qu'aux capitalistes.

Merci

Léger.j

Daniel Larouche dit :
21 mai 2012 à 10 h 28 min

Bien sûr qu'il existe une troisième voie.

Celle-ci consiste à encadrer les votes de grèves des associations étudiantes de manière à ce que les mandats de grèves et de négociations soient légitimes et clairement établis dès le départ.

Pour qu'une grève étudiante soit légale, le gouvernement pourrait exiger à ce que le grève soit votée par référendum avec un taux de participation significatif. Le référendum pourrait se tenir sur plusieurs jours et les résultats compilés sous la surveillance des institutions.

Le recours aux injonctions seraient inutiles, car les grèves seraient légales.

Les mandats de grève seraient évidemment plus rares parce que plus difficiles à obtenir. Par contre ils seraient plus légitimes et amèneraient les portes-paroles à avoir des propos plus nuancés.

Les négociations pourraient démarrer aussitôt que les mandats de grèves seraient nombreux.

Si cela n'est pas une troisième voie, c'est qu'on a un blocage idéologique à reconnaître un droit de grève aux étudiants. C'est le noeud du problème.

Arnaud dit :
21 mai 2012 à 11 h 00 min

Mr Facal, vous comparez la lutte étudiante à un CANCER.... que dire, vous ne relisez jamais vos textes avant de les diffuser.

Je vous rappelle Mr L'EX-POLITICIEN, qu'un casseur est déjà un hors la loi, nous n'avons pas besoin d'une loi spéciale pour ça.

LA QUESTION QUI TUE: Pourquoi cette loi?

Pour ce qui est de la 3ème voie, elle existe bel et bien, et comme vous êtes un ex politicien qui a échoué, votre capacité intellectuelle ne vous permet pas de l'imaginer.

J'attends votre réponse, et ne filtrez pas mon message.

PS: j'ai lu plusieurs de vos blogues, et vous répondez systématiquement à ceux qui vous flattent dans le sens du poil.

A.

Guy E. Trépanier dit :
21 mai 2012 à 12 h 39 min

Mais elle existe cette troisième voie:

Il faut écouter le bon sens de Mme Marois...

Gel temporaire (une suspension volontaire) des frais de scolarité. Un forum sur le financement universitaire et la gratuité scolaire. Une élection générale où les partis prendront position.

Que la meilleure proposition gagne... et gouverne!

- - - pensée profonde - - - L'avenir nous dira ce que le futur nous réserve. (Norman Rochefort)

- - - autre pensée profonde - - - Comme dirait l’autre: « Moé, ça m’dérange pas! »

Marc Tremblay dit :
21 mai 2012 à 12 h 44 min

«Pour moi, LA question fondamentale est de savoir si, entre la loi spéciale et le renoncement pur et simple à la hausse des droits, le gouvernement avait une troisième option» (Joseph Facal). Selon lui, tous devraient se poser cette question à l'exception de ceux qui sont pro-étudiants dans ce conflit.

Je me pose effectivement cette question et je suis contre la hausse des frais de scolarité. Selon le celui qui signe cette chronique, je ne suis pas censé me poser cette question...Sauf que je me la pose.

D'emblée, je ne vois pas non plus de troisième voie.

Mais pourquoi décréter que les deux premières voie se limitent à "la" loi spéciale, i.e. celle choisie par Charest ou au renoncement "pur et simple" à la hausse ? Le Gouvernement aurait pu sursoir l'application de la hausse et annoncer la mise sur pied d'un sorte de Sommet sur l'éducation universitaire, lequel étudierait aussi la question du financement. Le Gouvernement libéral n'aurait pas renoncé à son idée tout en annoncant qu'il était prêt à en discuter. Les associations étudiantes n'auraient pas perdu la face et les cours auraient pu reprendre partout. En grommelant un peu, certe, mais il n'y a pas que les militants libéraux qui doivent mettre de l'eau dans leur vin.

honorable dit :
21 mai 2012 à 13 h 00 min

8 heures d'avis dans le Québec "liberticide" (JF Lisée), mais 10 jours d'avis à Bruxelles et 3 jours d'avis en Provence!

Comment organiser une manifestation à caractère REVENDICATIF à Bruxelles: il faut obtenir un permis et en faire la demande 10 JOURS à l’avance. Il faut prévoir des mesures d’ordre, et le port du masque est interdit. je cite:

“La demande d’autorisation doit être adressée par écrit à la police au moins 10 jours ouvrables avant la date prévue pour la manifestation. Cette demande devra donc absolument comporter les éléments d’information suivants : le nom, adresse et numéro de téléphone (en Belgique) de l’organisateur ou des organisateurs l’objet de l’événement la date et l’heure prévues pour le rassemblement l’itinéraire projeté le lieu et l’heure prévus pour la fin de l’événement et, le cas échéant, la disl”ocation du cortège le cas échéant, la tenue d’un meeting à la fin de l’événement l’évaluation du nombre de participants et les moyens de transport prévus les mesures d’ordre prévues par les organisateurs.”

Il y a des exclusions. Je cite:

“Exclusions L’autorisation n’est pas accordée, en principe, pour des rassemblements et cortèges : à la Grand-Place ou dans les rues qui y aboutissent ou qui devraient avoir lieu un samedi dans certaines parties de la ville. Les manifestations sont interdites dans la “zone neutre”. (voir la carte des restrictions)

Il y a aussi des interdictions. Je cite:

“Interdictions Sauf autorisation, il est interdit de se dissimuler le visage sur l’espace public par des grimages, le port d’un masque ou tout autre moyen.”

Comment faire une manifestation à caractère revendicatif en Provence:

Il faut en faire la demande 3 jours OUVRABLES à l’avance.

Denise Chicoine dit :
21 mai 2012 à 13 h 34 min

M. Facal, Vous avez encore raison. J'aimerais bien que Mmes Josée Legault, Marie-France Bazzo et d'autres qui condamnent le gouvernement pour tout et pour rien, nous disent clairement comment ils auraient géré cette crise et quelle est la solution miracle qu'ils auraient apportée pour la régler. Mais c'est plus facile de critiquer que d'être constructif. Tout ce qu'ils savent faire, c'est idôlatrer cette chère jeunesse (qui n'est pas représentative de toute la jeunesse du Québec) qui n'a encore rien fait , à part semer le désordre. Toute cette élite qui encourage cette minorité de jeunes dans leur dérive est responsable de ce qui se passe maintenant. Le rôle des étudiants n'est pas de diriger la province mais d'étudier et ensuite faire de la politique pour changer les choses s'ils le désirent. C'est comme ça que ça devrait être dans un pays civilisé et démocratique. Pour eux, la démocratie, c'est leur donner ce qu'ils demandent et rien de moins. Belle mentalité!

Marie-T dit :
21 mai 2012 à 14 h 36 min

Je suis également troublée par les jeunes interviewés aujourd'hui par RDI. J'ai vu une jeune fille affirmer que le gouvernement est illégitime! Connait-elle seulement le sens de ce mot? Ces jeunes sont manipulés par des gens comme Amir Khadir, lequel affirme qu'il faut refuser d'obéir à la loi spéciale...Il veut la révolution? Ça profitera à qui? Merci M. Facal de mettre un peu de bon sens dans cette discussion!

Michel Lasalle dit :
21 mai 2012 à 15 h 02 min

La troisième voix qu'on s'est refusée à regarder jusqu'ici est celle du financement des études post-secondaires et particulièrement universitaires. Depuis le début le gouvernent a choisi la voix d'une hausse des frais de scolarité et même si les étudiants ont voulu regarder la gestion des universités et voir les gaspillages d'argent, les utilisations maladroites et complètement inutiles des deniers publiques, le gouvernement ne voyait que la solution d'injection de nouvelles sommes et d'une hausse des frais des étudiants comme seule solution. Pourtant l'éducation comme la santé est un puits sans fond dans lequel on aura beau ajouter de l'argent tout le temps, il en faudra encore plus le lendemain car c'est de l'argent qui vient du gouvernement, et on peut donc croire que la source est inépuisable.

Nicolas Robitaille dit :
21 mai 2012 à 15 h 44 min

La troisième voix n'existe pas? Quel imbécilité!

S'il n'y a pas une troisième voix qui se fait entendre de façon concrète et précise, c'est la conséquence direct du manque de dialogue et de la polarisation. Les positions nuancés sont toujours plus difficile à défendre. "Gratuité" ou "enfant-roi", ça se crie facilement en marchant dans la rue, tandis que "Attendez un instant, quel est exactement les rôles que l'université doit jouer dans notre société", ça résonne beaucoup moins bien.

Je suis estomaqué de votre raccourci sémantique: il n'y a pas UNE troisième voix qui a émergé clairement, donc il n'y en as AUCUNE. En fait, il y a des tonnes de troisièmes voix qui se sont faites entendre. Mais les deux camps en présence n'ont pas cherché une troisième voie. Le gouvernement tenais mordicus à ne pas reculer (pour une grande première!), tandis que les étudiants voyais dans cette hausse une atteinte à beaucoup plus de chose que ce qu'elle représentait.

La chose normal et simple, pour les deux camps, aurait été de proposer un autre chiffre. 850$? 1200? 600? C'est comme ça qu'une négociation normal se passe. Je croyais honnêtement que le gouvernement avait intentionnellement gonflé les chiffres pour négocier à la baisse plus tard. Mais non, il y avait bien d'autre enjeux que cette hausse, pour les deux camps. La troisième voie existe, mais personne ne voulais lâcher un pouce.

Le Contribuable dit :
21 mai 2012 à 16 h 03 min

M. Facal, je pense que cette troisième voie aurait pu exister (je pensais d'ailleurs l'avoir énoncée). Il aurait fallu, dès le début, soumettre à l'attention populaire la question fondamentale qui a été éludée depuis le début de cette crise: est-il possible de rendre l'éducation gratuite? La réponse est évidemment non.

Quel que soit le service dont on traite, il n'y a rien de gratuit en ce bas monde. Il faudra payer; soit complètement de notre poche, la décision étant individuelle (le rêve de la droite), soit que la collectivité assume tous les coûts, et décide pour tous (le rêve de la gauche). Les deux rêves me semblent également utopiques: le premier parce qu'il créera des inégalités intolérables dans un société un tant soit peu évoluée, le second parce que l'impression d'une gratuité déresponsabilise, et mène au gaspillage. Dans l'état actuel des choses, vous-même l'aviez souligné, les étudiants assumeraient 17% des frais réels, ce qui semble tout à fait raisonnable.

Quant à moi, c'est cet appel à la raison qui aurait du être lancé par le gouvernement, dès le début, avec fermeté. À ce propos, les enseignants savent bien que la façon de gérer un classe (hé oui, il y a un jeu de mots) est d'affirmer son autorité dès le début, quitte à s'assouplir par la suite, plutôt que de jouer le prof "cool", qui tente vainement par la suite de récupérer le contrôle.

C'était une question somme toute assez simple, mais que certains groupes ont fait dérailler, parce que leur agenda n'a probablement rien à cirer de cet exercice de raison.

gilles lacoste dit :
21 mai 2012 à 18 h 52 min

Bien sûr qu'il y a une 3eme voie, celle du statu quo, des moratoires, de l'immobilisme. du dialogue avec les murs. Pourquoi tant qu'à y être ne pas abaisser les frais de garderie tout en doublant le nombre de places, même chose du côté des CHSLD tout en rétablissant l'intimidation sur les chantiers de construction,etc. J'oubliais; le paradis avant la fin de mes jours et des lunettes roses pour mieux l'appécier.

marcel dit :
21 mai 2012 à 20 h 37 min

pas facile,

Vous obnubilez totalement la négociation. Pourtant la première entente était acceptée par tous les étudiants. Que s'est il passé??? Sinon la mauvaise foi du gv. Charest.

Comment pouvez vous faire du saute-mouton sur ce fait. La première voie aurait et est toujours la même : négocier

Dominique Schnapper dit :
21 mai 2012 à 22 h 23 min

La voie mitoyenne, modérée, existe Monsieur Facal. Elle aurait pu être empruntée un peu plus tôt vers la fin du mois d'avril ou au mois de mai (et avant cela d'ailleurs). Il s'agissait de consentir à une hausse moins prononcée des frais de scolarité. À mon avis, une baisse de 25-30% de la hausse prévue aurait suffit, peut-être même moins. Les étudiants, contrairement à ce qu'on a dit, voulaient régler le conflit (sinon, ils n'auraient jamais signé une entente aussi peu avantageuse et ambiguë que celle qu'ils ont signé début mai). Il suffisait de leur lancer un os, de leur donner quelque chose de tangible sur la question de la hausse des frais (vous savez que l'étalement n'a pas la même valeur symbolique). Dans le pire des cas, cela aurait au moins véritablement divisé ou ralenti le mouvement étudiant. Mais le gouvernement ne voulait pas se montrer faible, notamment devant la partie de sa base qui est peu sympathique aux revendications étudiantes. Il sait que ce conflit joue (ou jouait) d'une certaine façon à son avantage (et il a probablement choisi de le reporter à l'automne pour éventuellement en faire un sujet pour les élections). J'apprécie beaucoup vos chroniques, mais vos arguments sur la crise ne m'ont pas persuadé. Il me semble que vous êtes partial sur cette question depuis le début (plus manifestement qu'à l'habitude en tous cas). Enfin, je vous remercie pour l'excellente suggestion de lecture. Je commence tout de suite La révolution introuvable. Je penserai à ce qu'Aron aurait fait devant cette crise et j'essaierai de voir si vous avez raison de l'invoquer.

avançons dit :
22 mai 2012 à 9 h 02 min

Si nous avions la chance de revenir dans le temps et d'imaginer une façon de faire où tout le monde aurait eu l'opportunité d'obtenir des avancées, nous aurions eu:

-un comité spécial où les thèmes abordés comme la gestion des universités auraient été abordés. Un mandat clairs avec un temps précis où le rapport doit aboutir. Les principes de gestion universitaire sont guidés par quels critères? Augmenter le nombre d'étudiants sans prioriser une clientèle, une région précise ou au plus fort la poche? -la divulgation des taux de fréquentation universitaire par appartenance sociologique (francophone, anglophone et immigration). -doit-on prioriser les francos ou laisse nous les choses aller? En quoi l'augmentation des frais de scolarité affecte notre choix collectif d'augmenter le taux de fréquentation universitaire chez des francos?

Puisque le gouvernement n'a jamais voulu répondre à ces questions et que son lit était fait. Puisqu'il a toujours eu comme principe de négociation, l'absence de discution avec les étudiants. Puisqu'il ne croit pas que l'instruction publique est un instrument de progrès collectif pour la majorité francophone.

Et bien, nous avons la confrontation et la cristalisation. Nous avons la stratégie de la manipulation des opinions publiques et la fuite par en avant. Nous avons la loi et l'ordre plutôt que l'option de la discution et de la médiation.

Et après ça, on se demande comment on aurait pu faire autrement.Quand on veut, on peut. Quand on rit du monde, on récolte ce que l'on sème.

Joseph Facal dit :
22 mai 2012 à 9 h 58 min

À Arnaud,

Lutte = cancer ?!?! Vous êtes d'une absolue mauvaise foi ou c'est vous qui, à l'évidence, ne vous relisez pas. Les deux ensemble à bien y penser. Le mot faisait référence au fait que Jean Charest a le dos large. Il suffit de vouloir/pouvoir/savoir lire comme il faut, ce qui n'est pas votre cas. Bien entendu, je persiste et signe et je filtre qui je veux. Ce blogue, c'est mon salon.

JF

monicGatineau dit :
22 mai 2012 à 10 h 12 min

Comme citoyenne raisonnable, je me voie dans l'obligation d'être en accord avec Le Contribuable et par la même occasion avec Gilles Lacoste.

Le gouvernement a un budget tout comme nous, (j'aime mieux administrer le mien que celui du gouvernement croyez moi) et s'il écoutait les revendications de tous et essayait de les mettre de l'avent, nous nous retrouverions dans la même situation que la Grèce.

Nous avons exigé un système de santé gratuit, des garderies gratuites, des CHSLD pratiquement gratuit, un système de congés parentaux, une assurance médicament accessible à tous, des écoles primaires et secondaires gratuites, ont demande constament de nouveaux services gratuits.

C'est impossible! C'est très simple, la bourse est pratiquement vide!

Mais certain contribuables la bourse de la Province est sans fonds.

Le Thon dit :
22 mai 2012 à 12 h 51 min

oui une stratégie de retrait pour mieux ensuite revenir en force pour mieux controler la situation. Le gouvernement ne controle meme pas sa propre loi, ca va pas bien .

Jippy dit :
22 mai 2012 à 13 h 14 min

Aux intervenants qui préconisent le droit de grève pour les étudiants: Comment gérez-vous le refoulement des Sec V aux CEGEP et la non entrée aux Bac des Universités. C'est vouloir créer une Tour de Babel de confusion et de palabres interminables, suivant le nombre de places disponibles (variables) suivant les Facultés. À moins qu'il y ait une limite temporelle à une telle grève, somme toute symbolique...sauf si elle a pour but de forcer la démission immédiate du Gouvernement. Pour être conséquents avec eux-mêmes, les profs renoncent évidemment à leurs salaires durant cette période; autrement, seraient-ils considérés comme des scabs? D'ailleurs, si on était dans une société transparente qui vise l'Excellence, les Profs de CEGEP et Universités seraient des Contractuels "syndiqués". Il y aurait un régime de base pour les avantages sociaux, congés et autres clauses normatives qui pourrait être géré par un syndicat, comme actuellement. Cependant, chaque contractuel négocierait son salaire avec la Direction du CEGEP ou de l'Université...J'ai rien dit! Le Cartel des Gauches est trop fort et seulement d'évoquer cette hypothèse me condamne à l'ostracisme de leur part...

lagentefeminine dit :
22 mai 2012 à 13 h 50 min

Pas d'élections, il faut que tous apprenne a respecter les r`gles de la démocratie. des élections a date fixes pour la fin du mandat. Et un référendum pour que toute la population prenne postion sur cette question uniquement.

Pas question de noyer ça dans une campagne électorale et de permettre a des arrivistes de se faire élire sur la crise quils ont créer. Autrement il y aura une crise chaque fois quune minorité sera fachée et ils voudront avoir des élections la dessus. Référendum et élections a la fin du mandat. On doit respecter les r`gles de la démocratie.

Nelson dit :
22 mai 2012 à 14 h 46 min

JOSEPH,

Vous savez que en politique il y a un troisième voie et des eneimes voie.

Être chef d'État, de la Nation, en démocratie, c'est ça, négocier, trouver des compromis, se respecter, trouver de moyens de vivre EN PAIX...EN PAIX.

Mais nous avons à la tête de l'État une personne incapable...absolument incapable de faire son travail.

lagentefeminine dit :
22 mai 2012 à 15 h 59 min

3:55 la position de GBD sur des élections éventuelles http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/CestBienMeilleurLeMatin201205220710_1.asx

audrey dépault dit :
22 mai 2012 à 19 h 49 min

La hausse des frais de scolarité a été décidée en 2010, après consultations et forum. Elle était dans le budget de 2011. Pourquoi n'a-t-il pas eu de manifestations à ce moment-là. Le Gouvernment a pris pour acquis que tout était dans l'ordre.

Pourquoi les manifestations ont-elles eu lieu ce printemps, à la veille des élections. C'est que les syndicats ont flairé la bonne affaire, le piège qu'ils pourraient tendre au Gouvernement. Il n'a plus le temps d'émettre une trêve, de recommencer les consultations, le temps est compté: la troisième voie évanouie.

Faire un moratoire, il y a vingt ans, qu'il y a un moratoire. Et pour le Gouvernement, ce serait encore reculer. Ce que la CAQ lui reprocherait au cours des prochaines élections.

Michel Zimmermann dit :
22 mai 2012 à 21 h 23 min

Bonjour,

Le problème de la troisième voie est simple...

Tous les milieux, tous les secteurs, tous les groupes, tous les contribuables demanderont alors eux aussi au gouvernement de leurs donner TOUT ce qu'ils demandent.....gratuitement ......avec comme argument simpliste qu'il suffira de prendre l'argent ailleurs........dans d'autres poches....

En société il est juste de partager les bénéfices collectifs...à condition de ne pas oublier de partager aussi les efforts...sinon je réclame le droit de ne plus rien faire du tout.

Mortels que nous sommes, nous avons des droits...mais nous avons aussi toutes et tous.... des devoirs.

Belle et bonne journée.

Michel Zimmermann Québec

Martine L. dit :
22 mai 2012 à 23 h 37 min

Arnaud,

De tous les chroniqueurs qui écrivent dans ce journal M. Facal est celui que je préfère et de loin. Sa modération dans ses articles est ce que j'apprécie le plus parce que ça lui permet de voir les choses avec objectivité. Je suis libérale ce qui ne m'empêche pas de reconnaître celui qui parle avec honnêteté et raison.

Dire que M. Facal n'a pas la capacité intellectuelle pour être politicien ou pour intervenir dans le présent débat, démontre bien que vous n'en avez à peu près pas.

Avez-vous déjà entendu ce dicton: " La CULTURE, c'est comme la CONFITURE, moin

lagentefeminine dit :
23 mai 2012 à 0 h 20 min

Ce sont ceux qui sont à l'origine de cette crise La coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publiques. Le monde a tu de la misère a comprendre ce sont lles syndicats contre gouvernement comme toujours sratch my back i'll scratch y ça se tient sososo ''À une semaine du déclenchement possible d’une grève générale étudiante, la Coalition réclame également le retrait de la hausse prévue des frais de scolarité'' 16fev2012 http://www.mepacq.qc.ca/280/ Ils sont des aliés des étudiants tel que mentionné par Louis Roy 2:10 http://fr-ca.actualites.yahoo.com/vid%C3%A9o/actualites-22180765/reactions-a-l-entente-29206261.html#crsl=%252Fvid%25C3%25A9o%252Factualites-22180765%252Freactions-a-l-entente-29206261.html http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/22/syndicats-canadiens-greve-etudiante_n_1536894.html?ref=canada-quebec

Nicole M. dit :
23 mai 2012 à 7 h 30 min

M. Facal, ne vous laissez pas intimider par quiconque sur votre blogue. Continuez comme vous le faites toujours d'écrire avec nuance et intelligence et merci encore pour vos propos tempérés concernant ce sujet. Bonne continuation...

lagentefeminine dit :
23 mai 2012 à 8 h 52 min

Pas d,accord si les étudiants on une proposition qui est acceptable (donc voté au préalable apr leurs membres) quils la soumettent. Autrement que Charest fasse un réfgérendum. Ce nest pas aux minorités de faire les choix de société mais a l,ensemble des éelcteurs. Donc un référendum sur plusieurs questions l'éducation, cpe, santé, logement sociaux: financement, dév. coops, modernisation technologique, tgv-monorail(infra publics dune cote a lautre, imposer tout le transport de marchandise plus cie de transport en commun de personne, dautres entreprises privés pourront utiliser les infra en payant), exploitation des ressources(redevences en ressources un % qui seront transformé par des entreprises d'ici), droit de NON-ASSOCIATION (fin de l'obligation de syndiqué et des cotisations obligatoire, développement du territoire(coop d'habitation régionale, et fond de diversification de l'économie régionale), normes parc routier (hybride et électrique), normes de bâtiments(exiger `énergie positive les surplus seront vendu par hydro dans le réseau et crédité aux clients(payé balance si surplus mis dans le réseau), développement de marémotrice avec des pont habités et la négociation d'une constitution avec les provinces plus autonomes. Une société démocratique nest pas gérée par les minorités mais par le gouvernement élu pour toute la durée de son mandat en tenant compte de l'opinion de la majorité des citoyens.

Daniel Larouche dit :
23 mai 2012 à 14 h 44 min

@jippy

Si les étudiants avaient eu un droit de grève reconnu par la loi, le Gouvernement aurait opté pour une stratégie de négociation et non d'imposition. De toute manière, que fait-on si les étudiants décident d'aller en grève même s'ils n'ont pas le droit de grève? Il faut encadrer ce droit de grève afin que celui-ci soit légitime et reconnu comme tel. Ça amènerait les parties à négocier de bonne foi et rapidement. Le déni du droit de grève enlève tout rapport de force et c'est ce qui a amené les piquets de grève musclés.

Croyez-vous qu'avec une loi encadrant le droit de grève des étudiants, les leaders obtiendraient des appuis massifs pour la grève avec des discours appelant à la désobéissance civile ?

dgj dit :
28 mai 2012 à 6 h 35 min

Mme Marois avec une robe plein de carrés de toutes les couleurs et le drapeau du Québec assorti,VIVE LE P.Q. Tous le monde avec sa cause tous le monde avec son carré quelle que sois sa couleurs (de carré)

NON à la violence NON à l'intimidation Gilbert Rauzon...........mais OÙ sont nos ARTISSSSSSS où sont nos vedettes

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