À peine quelques heures après qu’une véritable marée humaine ait envahi les rues de la métropole, mardi après-midi, plusieurs centaines de manifestants ont repris d’assaut le centre-ville de Montréal en soirée. Cette fois, c'était dans une ambiance plus survoltée et chaotique qui a mené à 113 arrestations.
En ce 100e jour de la grève étudiante, il s’agissait de la 29e manifestation nocturne en 29 soirs.
Peu après 21 h 30, la manifestation a été déclarée illégale en vertu du règlement municipal qui interdit le port du masque et l’adoption de la loi 78, qui exige des organisateurs de fournir le trajet de la manifestation huit heures avant la démonstration.
La manifestation a été tolérée jusqu’à 22 h puisqu’elle demeurait pacifique.
Affrontements
Puis, lorsque la situation s’est corsée et que des projectiles ont été lancés, les policiers ont émis plusieurs avis de dispersion. Des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre ont suivi.
Vers 23 h, les policiers avaient déjà procédé à 113 arrestations lors de leurs interventions. On note une arrestation massive à l’angle des rues Mansfield et Sainte-Catherine. Une trentaine de personnes ont été menottées. Des accusations d’attroupement illégal et d’agression armée sur des policiers devraient être portées.
Délit de fuite
Outre les arrestations et des pièces pyrotechniques lancées parmi la foule, un piéton a subi des blessures mineures après avoir été victime d’un délit de fuite à l’intersection des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine. La voiture du chauffard a été retrouvée quelques minutes plus tard, non loin de l’accident.
Au moins deux policiers auraient été blessés au cours de la manifestation. Au total, quatre transports auraient été effectués par Urgences-Santé.
Comme à l’habitude, les manifestants se sont rassemblés à la place Émilie-Gamelin vers 20 h 30, pour ensuite commencer leur démonstration peu après 21 h.
Un peu plus tôt dans la journée, environ 150 000 personnes se sont réunies pour souligner la 100e journée de grève étudiante.