TORONTO – Luka Magnotta, aussi connu sous le nom d’Eric Clinton Newman, qui est recherché par toutes les polices du pays dans l’affaire du corps démembré retrouvé à Montréal et Ottawa, avait accordé en 2007 une entrevue à Joe Warmington, du « Toronto Sun », pour nier la rumeur à l’effet qu’il était en couple avec la meurtrière Karla Homolka.
« Je veux mettre les choses au point : non seulement je ne suis jamais sorti avec Karla, mais je ne l’ai même jamais rencontrée », avait-il pris le soin de préciser lors de l’entrevue.
Manifestement en plein désarroi, il avait raconté à cette occasion qu’il prenait des pilules pour dormir, qu’il recevait des menaces de mort et que quelqu’un avait « volé son chien ».
Selon lui, ses récents malheurs provenaient de cette folle rumeur l’associant à Homolka, disant n’avoir aucune idée de sa provenance. « Je pense qu’elle peut provenir de quelqu’un de mon passé, avait-il tenté comme explication. J’ai travaillé dans des films pour adultes et j’ai rencontré beaucoup de monde. »
Joe Warmington lui avait alors offert de l’aide médicale, mais il avait refusé. « J’ai déjà un thérapeute, avait-il alors répondu. J’ai l’impression d’avoir perdu le contrôle sur ma vie. »
Luka Magnotta assurait le chroniqueur du « Toronto Sun » que ce n’était pas lui qui avait lancé la rumeur sur internet d’une relation avec Karla Homolka, comme certains l’avançaient sur le web : « Comment aimeriez-vous être associé à cela? »
Joe Warmington disait enfin souhaiter que cette chronique permette à cet homme, qui était âgé de 25 ans à l’époque, d’obtenir de l’aide et de faire taire pour de bon « une autre folle légende urbaine », qui montre la réelle puissance d’internet.
« S’il y a quelqu’un qui peut aider ce jeune homme, je pense que ce serait le bon moment pour le faire », écrivait enfin d’une manière quasi prémonitoire Joe Warmington.