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Golf ou kolf ?

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Richard Giguère

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Golf ou kolf ?

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Les forces mobilisées lors du « swing » peuvent engendrer divers maux chez le golfeur.

Endurance, précision, concentration, force, technique, flexibilité, puissance… Pour beaucoup de gens, l’arrivée des beaux jours est synonyme de début de la saison de golf. Voici quelques conseils pour pratiquer adéquatement ce sport de précision.

Les plaisantins seront déçus d’apprendre que le mot « GOLF » n’est pas l’acronyme de Gentlemen Only, Ladies Forbidden ! À l’origine, au 16e siècle, cette activité était nommée « kolf », un dérivé du vieil anglais d’Écosse signifiant « bâton ». L’usage évolutif de cette appellation s’est arrimé au terme qu’on connaît aujourd’hui. C’est d’ailleurs en Écosse que ce sport a été officiellement codifié au 18e siècle.

Les blessures les plus courantes

Les forces mobilisées lors du « swing » peuvent engendrer divers maux chez le golfeur. Une étude menée par la Harvard Medical School (2004) nous apprend que plus de 40 % des golfeurs amateurs se blessent en pratiquant leur sport.

1. Problèmes lombaires

La répétition du mouvement de l’élan (une cinquantaine d’élans en moyenne), combinée à l’asymétrie du geste, provoque un stress et une accumulation de tension musculaire dans la zone des lombaires. Des douleurs, des raideurs et des spasmes musculaires peuvent donc incommoder le sportif amateur. Le repos et l’amélioration de la technique du « swing » contribueront à la disparition de ces symptômes.

2. Le coude du golfeur ou « golf’s elbow »

La pratique régulière du golf peut également vous causer une inflammation située au niveau du coude. Ce symptôme est davantage attribué à la répétition des mêmes mouvements qu’à un élan isolé. Il est donc nécessaire de posséder une bonne technique du golf, qui consiste, dans ce cas, à bien saisir le bâton et à y placer adéquatement les mains. Vous pouvez ressentir une raideur ou un inconfort lorsque vous serrez le poing ou encore avoir une faiblesse musculaire. L’application de glace pendant 15 minutes en moyenne quatre fois par jour ainsi que le repos optimiseront le rétablissement de la zone blessée.

3. L’épaule

La zone de l’épaule la plus sollicitée par les golfeurs amateurs se situe au niveau de la coiffe des rotateurs, où l’on retrou­ve les blessures les plus courantes. En raison de la surutilisation de cette régio­n du corps, la blessure peut devenir chronique et provoquer ainsi une douleur plus ou moins présente dans le temps, selon la fréquence de l’activité. Si le golfeur a déjà eu des tendinites, une bursite, s’il souffre d’arthrite ou a subi une luxation de l’épaule, il sera malheureusement plus sujet à ressentir de l’inconfort en jouant. Le repos ainsi que des ajustements chiropratiques peuvent aider à rétablir l’articulation et à optimiser les mouvements de l’épaule.

4. Les poignets et les mains

Lorsque vous frappez la balle – ou le sol lorsque vous manquez votre coup –, vos poignets et vos mains absorbent les vibrations du choc, ce qui peut causer, dans le pire des cas, une fracture du poignet ou une rupture des ligaments. Vous pouvez également souffrir de tendinite, développer le syndrome du canal carpien (douleur au poignet, fourmillement, inconfort), ou ressentir des douleurs dans la main. Assurez-vous d’utiliser un bâton capable d’absorber adéquatement le contrecoup de l’impact lorsqu’il frappe la balle.

5. Le genou

Assurez-vous de ne pas avoir de problèmes antérieurs du genou qui perdurent lorsque vous jouez au golf. Car la posi­tion debout durant plusieurs heures sollicitera beaucoup cette articulation. Si vous ressentez une quelconque faiblesse à la base, renforcez vos muscles et veillez à ne pas dépasser les limites que votre corps saura rapidement vous rappeler par un inconfort ou des douleurs.

6. La hanche

Bien que rares, les douleurs à la hanche peuvent toutefois apparaître, surtout si une faiblesse est déjà présente avant de jouer.

L’ajustement chiropratique et le bilan de votre système neuro-musculo-squelettique aideront à prévenir les blessures de tous ordres. Un corps bien ajusté est avant tout un corps en bonne santé, plus résistant à l’effort et plus efficace lors d’une convalescence. Demandez conseil à votre chiropraticien.

Vous connaissez le dicton : mieux vaut prévenir que guérir !


L’Association des chiropraticiens du Québec

 

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