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j’ai essayé pour vous

L’ultimate (frisbee)

L’ultimate (frisbee)
Photo courtoisie Louis-Philippe Messier a essayé pour vous l'utlimate frisbee.

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«C’est la grosse mode, il faut absolument que tu essaies l’ultimate frisbee pour tes lecteurs du Journal de Montréal ! », me répètent les uns. « Je n’ai jamais entendu parler de ce sport-là de ma sainte vie ! », me disent les autres quand je leur demandais s’ils connaissaient ce jeu.

Le soir de mon initiation à ce sport, il pleut. J’apprends alors à quoi servent les lignes qui cernent le rebord des frisbees. « Elles assurent le minimum de poigne requis pour bien lancer en cas de pluie », m’explique Jean-Lévy Champagne, le directeur de l’Association d’ultimate de Montréal (AUM). On joue beau temps mauvais temps, sauf en cas d’orage. »

Frisbee, c’est fini

Ma technique de frisbee apprise étant enfant s’avère déficiente. « Tu fais l’escargot ! », me dit un joueur d’expérience qui participe au même atelier que moi sur un terrain du campus Loyola de l’Université Concordia. Il veut dire par là qu’avant de lancer le disque, j’enroule mon bras autour : « Une simple torsion du poignet envoie le disque plus loin, plus vite et plus précisément », m’explique-t-on.

Saviez-vous que la compagnie Frisbee fabrique toujours des frisbees, mais de trop mauvaise qualité pour être utilisés au ultimate ? (Le mot Frisbee, qui avait aussi l’inconvénient d’être une marque déposée, a donc été retiré du nom du sport.)

Le nom « ultimate » n’évoque malheureusement rien des réalités du beau sport qu’il désigne. Cela explique-t-il pourquoi l’ultimate demeure méconnu chez nous malgré des dizaines de milliers d’adeptes ? Si ce sport avait un nom comme LaVolante (en calquant sur le modèle de LaCrosse en anglais), cela le décrirait mieux. L’Office québécois de langue française n’enthousiasme personne en recommandant le nom français « disque d’équipe ».

Palpitant, mais ultra-simple

Au ultimate, comme au football, il y des zones d’en-but aux bouts d’un terrain rectangulaire. Quand on a le disque, on ne peut plus avancer ; un pied, le pivot, demeure au sol ; et on passe le disque si possible à un coéquipier dans la zone d’en-but pour marquer un point. Si votre passe est interceptée, le disque va à l’autre équipe, qui contre-attaque aussitôt. Votre passe est bloquée, rabattue par terre ou le disque touche le sol avant d’être attrapé : l’équipe adverse en reprend possession.

Un nombre incroyable d’effets sont possibles avec le disque. « Malgré les centaines de parties que j’ai jouées, je continue d’améliorer mes lancers, raconte Mikaël Lacombe, le directeur des opérations de l’AUM. C’est important de ne pas stagner. Certains joueurs utilisent toujours les mêmes feintes. L’adversaire finit par les deviner. » Il est difficile d’empêcher le joueur adverse de lancer... mais on peut s’efforcer d’obstruer un côté ou l’autre du terrain. « Chacun choisit un joueur adverse à surveiller. Toute l’équipe bloque toujours le même côté des adversaires de manière à les forcer à passer toujours plus à gauche ou plus à droite jusqu’à ce qu’ils soient hors terrain, ce qui nous donne la possession du disque. »

Impossible de huer l’arbitre

« L’originalité de notre sport, c’est l’autoarbitrage, dit Jean-Lévy. À toi de signaler à ton adversaire s’il commet une faute. À toi de compter jusqu’à 10 pendant qu’il détient le disque afin qu’il en perde la possession au bout de ce délai. »

Puisque ce jeu se passe d’arbitre, l’esprit sportif est de mise.

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