SALABERRY-DE-VALLEYFIELD – Le Collège de Valleyfield sera l’hôte, dimanche, du congrès de la Coalition Large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE). Un exercice lors duquel les deux porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds souhaitent renouveler leur mandat.
Selon les règles de l’association, les mandats pour les comités et conseils ne durent qu'une seule année et prenaient fin le 1er juin.
En poste depuis deux ans, Gabriel Nadeau-Dubois pensait bien que son rôle de coporte-parole allait prendre fin vendredi. Mais les événements des derniers mois ont eu pour effet de changer la donne.
«… il faut croire que cette grève me réserve plus d'une surprise : l'adoption de la loi spéciale et la suspension de la grève jusqu'au mois d'août m'ont contraint à me reposer la question », peut-on lire sur son bulletin de candidature que l’on retrouve sur le site internet de la CLASSE.
«Maintenant, peut-être plus que jamais, notre présence médiatique est importante afin de généraliser la mobilisation à toutes les couches de la population, est-il écrit. C'est dans ce contexte que plusieurs personnes… m'ont approché afin de m'inciter à prolonger mon mandat de porte-parole jusqu'à la fin de la grève.»
Nadeau-Dubois précise du même coup qu’il n’entend pas siéger à l’exécutif de l’ASSE.
Même s’il convient que son départ aurait permis de dépersonnaliser le mouvement de contestation amorcé par la CLASSE, il croit qu’il a le devoir de terminer le travail.
«Après avoir travaillé pendant deux ans à construire cette grève avec vous, je me sens incapable de quitter le navire à un moment aussi critique, a-t-il dit. L'heure n'est pas à l'instabilité, surtout au niveau des médias. Il me faut terminer ce que j'ai commencé.»
Nadeau-Dubois a plaidé non-coupable mardi à une accusation d’outrage au tribunal déposée contre lui par Jean-François Morasse, cet étudiant de l’Université Laval qui a obtenu, en avril, une injonction pour assister à ses cours en arts plastiques malgré le conflit. Le procès est prévu pour septembre prochain.
Le mandat de l’autre coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, étudiante au Collège de Valleyfield, sera également en jeu.
«Il y a beaucoup de frustration qui accompagne cette tâche, mais je suis déterminée à aller jusqu’au bout du défi que vous m’avez donné. Je souhaite donc rester porte-parole jusqu’à la fin de cette belle aventure qu’est la CLASSE», a-t-elle écrit.
Une troisième étudiante se porte également candidate au poste de coporte-parole de la Coalition. Camille Robert, une étudiante en histoire de l’UQAM, se dit à l’aise de défendre les positions de la CLASSE puisqu’elle a assisté à la plupart des derniers congrès de la Coalition. Elle a également milité au sein de la CLAC (Convergence des luttes anti-capitalistes).