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Parents-Secours

L'organisme s’occupera aussi des personnes âgées, notamment celles atteintes d'Alzheimer

Parents
Photo: Jacques Pharand / Agence QMI Sur la photo, la porte-parole Shirley Théroux.

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LAVAL - Le 35e congrès provincial de l’organisme Parents-Secours avait lieu samedi à Laval. Plusieurs ateliers s’y tenaient dont une conférence sur la façon d'interagir avec une personne atteinte d'Alzheimer.

La population québécoise vieillit et se cela se fait sentir de toutes sortes de façons.
Inspiré d’une initiative ontarienne, Parents-Secours avait été créé en 1977 pour venir en aide aux enfants en détresse à la suite de la disparation d’un garçon l’année précédente.

L’organisme risque fort de voir son mandat passablement se modifier avec l’inversion de la pyramide démographique.

Si les foyers affichant le célèbre panneau rouge et blanc ont toujours pour mandat de servir de refuge aux enfants égarés ou en mauvaise posture, ils devront désormais également venir en aide aux personnes du 3e âge.

Selon la directrice des communications, Émilie Bolduc, Parents-Secours souhaite venir en aide aux personnes âgées depuis 1992, mais ce n’était pas connu du public.

« Je suis arrivée en poste l’automne dernier et mes deux mandats principaux sont de remettre l’organisme sur la « map » et de faire connaitre le volet 3e âge », a-t-elle indiqué.

Selon Mme Bolduc, les personnes âgées sont gênées et ont peur de déranger, même lorsqu’elles ont besoin d’aide.

« Le rôle de notre campagne c'est de leur dire, allez-y cognez à la porte. Avec notre nouvelle porte-parole, Shirley Théroux, ça fonctionne bien, les personnes âgées l’aiment et l’écoutent, ça nous donne une bonne visibilité. »

Parfois, l’organisme Parents-Secours peut vraiment faire la différence.

« L’hiver dernier, une femme âgée atteinte d’Alzheimer était seule dans la rue, en jaquette, à – 30 degrés. Elle a vu le fameux panneau, la seule chose qu’elle s’est souvenue, c’est qu’elle pouvait cogner à la porte. Elle était en hypothermie et les ambulanciers sont venus la chercher », a raconté Mme Bolduc.

Qui sont les « parents-secours » ?

Aucune formation n'est nécessaire pour devenir un foyer Parent-Secours.

La seule chose qui est demandée aux 10 000 bénévoles que compte l’organisme québécois est d’accueillir, de sécuriser et, au besoin, de contacter le 911 ou la famille du jeune ou de la personne âgée.

Selon la directrice des communications de Parent-Secours, Émilie Bolduc, « les personnes qui acceptent d’être bénévoles sont généralement des gens très généreux et qui en font plus que ce qui est demandé ».

« Par exemple un garçon de sept ans qui avait pipi dans son pantalon a cogné à la porte d’un de nos « parents-secours». La dame qui l’a accueilli l’a non seulement consolé, mais elle a lavé et séché son pantalon avant d’appeler ses parents », a raconté Mme Bolduc.

N’importe qui peut faire une demande pour devenir bénévole à Parents-Secours. La demande est ensuite transmise à la police, qui vérifie s’il y a des antécédents judiciaires. La recherche est mise à jour tous les deux ans, au cas où la situation aurait évolué.

Ensuite, des bénévoles de Parents-Secours se rendent sur place dans le foyer pour s’assurer qu’iI est sécuritaire et accessible.

« On ne voudrait pas, par exemple, qu’un aîné chute dans les escaliers », a expliqué Mme Bolduc.

Au Québec, 5700 foyers affichent la pancarte rouge et blanche de Parents-Secours, mais grâce à une campagne de visibilité entreprise l’automne dernier et financée par le ministère québécois de la Famille, les demandes ont explosé.

« On parle de plusieurs centaines, a indiqué Mme Bolduc. Les demandes sont actuellement en traitement. »


 

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