WINNIPEG — Luka Rocco Magnotta, soupçonné d’avoir assassiné puis démembré un homme à Montréal, ce pour quoi il fait l’objet d’une chasse à l’homme internationale, pourrait être le même genre d’individu que Vince Li, qui avait décapité un passager dans un autobus, en 2008, au Manitoba.
C’est à tout le moins ce qu’estime le président de la Société canadienne de la schizophrénie, Chris Summerville, qui visite régulièrement M. Li à l'Institut psychiatrique de Selkirk au Manitoba, où M. Li est détenu et traité pour avoir sauvagement décapité Tim McLean à l’intérieur d’un autobus Greyhound, au sud du Manitoba, en juillet 2008.
« J’ai rencontré des milliers de personnes aux prises avec la schizophrénie, mais jamais je n'ai rencontré une personne comme Vince Li », a dit M. Summerville, en entrevue avec l’Agence QMI.
Chris Summerville ne peut cependant pas déterminer pour l’instant si Magnotta souffre de schizophrénie ou non.
« Quand un humain pose des gestes aussi horribles, les causes sont multiples. La maladie mentale pourrait en être une, a-t-il expliqué. Les gens aux prises avec la maladie mentale peuvent mal agir et prendre des décisions en ayant pleine conscience que ce qu’ils font n'est pas bien. Toutefois, je crois en l’existence du mal, et il y a des personnes qui sont le mal incarné en ce bas monde. »
Si Magnotta est schizophrène ou souffre d’un autre type de maladie mentale, espérerons qu’il aura accès aux traitements nécessaires, a dit Chris Summerville. Et s’il ne peut pas comprendre les conséquences de ce qu’il a fait, alors il pourrait être tenu comme non criminellement responsable du crime qu’on l’accuse d’avoir commis, a-t-il ajouté.
« Mais même s’il souffre de maladie mentale, cela n’exclut pas qu’il puisse avoir pleine conscience de ce qu’il a fait, a précisé M. Summerville. Les malades mentaux peuvent faire le bien ou le mal et en être tout à fait conscients. Ce qui n’était pas le cas de M. Li. »