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prix de l'essence

Pas de répit pour les automobilistes

Malgré la chute du baril de Brent, le prix à la pompe de l’essence ne devrait pas varier de façon importante

Prix moyen dans 10 pays
Photo Archives / Agence QMI

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Inutile d’espérer une baisse de prix à la pompe après la chute du cours du baril de pétrole.

Quand le baril de Brent a débuté sa descente mercredi dernier, passant d’environ 108 $ à 99 $ en cinq jours, plusieurs automobilistes espéraient une répercussion sur le prix à la pompe. Hier, le coût au litre n’avait toujours pas baissé de façon ­importante à Montréal.

« Les prix sont déjà ajustés, ils ne baisseront pas beaucoup plus », ­prévient Carol Montreuil, vice-président de l’Institut canadien des produits pétroliers, qui regroupe les grandes pétrolières.

« Chaque dollar de baisse du baril entraîne une diminution de trois quarts de sou à la pompe », estime M. Montreuil. En février, quand le baril atteignait un sommet annuel de 120 $, le prix à la pompe était d’environ 1,47 $ à Montréal. En suivant le raisonnement de M. Montreuil, avec un baril autour de 99 $ hier, le prix de l’essence devrait se situer autour de 1,28 $. Hier, on l’a plus vu autour de 1,32 $ à Montréal.

« La réaction entre une baisse du baril et celle à la pompe est souvent de plusieurs semaines », explique Normand Mousseau, professeur au département de physique à ­l’Université de Montréal.

Vacances coûteuses

Les vacances estivales, où les ­pétrolières profitent parfois de la plus grande demande des automobilistes pour hausser les prix, ne contribueront certes pas à une diminution du ­litre d’essence.

Cédric Essiminy, porte-parole du CAA-Québec estime qu’hier était un moment bien choisi pour faire le plein. « La marge des détaillants était de moins de 2 ¢ le litre alors que la moyenne est plutôt de 6 ¢. Avec un marché de l’essence montréalais en yoyo, il ne serait pas étonnant que les détaillants cherchent à se ­reprendre dans les prochains jours », analyse-t-il.

Spéculation

La baisse brutale du prix du baril est surtout due aux mauvaises ­perspectives d’emploi annoncées la semaine dernière aux États-Unis. Un citoyen plus pauvre étant moins tenté de dépenser, le jeu de l’offre et de la demande avantage les consommateurs.

À Ottawa, on a remarqué des prix aussi bas que 1,09 $ en fin de ­semaine à certains endroits. Hier, les prix s’étaient davantage ajustés autour de 1,20 $.

stephan.dussault@quebecormedia.com

Prix moyen
dans 10 pays
Iran 0,12 $
Russie 0,95 $
Mexique 0,98 $
États-Unis 1,00 $
Canada 1,27 $
Chine 1,34 $
Australie 1,53 $
Japon 1,92 $
France 2,29 $
Norvège 2,55 $
Sources : My travel
cost et Gas prices
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