Endormi dans la pièce à côté de celle où Anne-Marie Desaulniers a été battue à mort, Jean-François Lamont a eu droit à un réveil plutôt brutal lorsque les policiers l’ont réveillé aux petites heures du matin, le 20 novembre 2010.
Il devait être passé 5 h lorsque des policiers se sont introduits dans sa chambre, a témoigné Jean-François Lamont hier, au procès de Steven Léger, accusé du meurtre de son ex-copine.
À ce moment, Lamont ne savait pas que dans la chambre à côté de la sienne, gisait le corps ensanglanté d’Anne-Marie Desaulniers. Vêtu d’un caleçon, il a eu le temps de revêtir ses vêtements, sous l’œil attentif d’un agent. Plutôt confus, il a ensuite quitté le logement, escorté par un policier, tout en prenant le soin de ne rien toucher.
Ce n’est qu’une fois dans l’autopatrouille que Lamont a appris que sa colocataire avait été tuée à coups de marteau et de couteau.
Pause dans la relation
Jean-François Lamont habitait avec la victime et l’accusé depuis près de deux mois. Léger lui aurait confié que lui et Anne-Marie Desaulniers avaient mis une pause à leur relation des quatre dernières années. « Il m’a laissé savoir qu’il trouvait ça dur », a simplement dit M. Lamont lors de son témoignage hier.
Steven Léger, qu’il considérait comme son meilleur ami depuis 10 ans, lui aurait avoué qu’il dormait toujours dans le même lit qu’Anne-Marie Desaulniers, mais qu’ils se couchaient « tout habillés ».
C’est pour aider à payer le loyer que Lamont a emménagé avec le couple. Il remboursait sa part du loyer à Anne-Marie Desaulniers, qui avait son nom sur le bail. Le reste, c’était la jeune femme de 21 ans qui payait, a-t-il dit, puisque Léger ne travaillait pas depuis des années.
- Sébastien Francœur, le petit ami de la victime, témoigne aujourd’hui. Il serait le dernier témoin de la Couronne.