La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a annoncé dimanche un élargissement du mouvement de protestation contre la hausse des droits de scolarité, qui dure depuis le mois de février.
«Nous allons organiser plusieurs mobilisations partout au Québec lors des prochaines semaines, a déclaré Éliane Laberge, récemment élue à la tête de la FECQ. Il y a un malaise au sein de la population en ce moment face à la fermeture du gouvernement et nous voulons que les Québécois expriment ce malaise».
Une douzaine de manifestations sont prévues cet été à partir de la semaine du 17 juin à la grandeur de la province. Ces rassemblements «culmineront» par une grande protestation le 22 juin à Montréal, «date qui deviendra une tradition pour les grandes mobilisations», souhaite la présidente de la FECQ.
Elle a dit garder bon espoir quant à la pérennité du mouvement protestataire, même si le mouvement des casseroles semble un peu s’essouffler. Les manifestants cherchent selon elle à trouver de nouveaux modes de contestation.
Éliane Laberge n’a d’ailleurs pas caché que les efforts de sensibilisation de la population se font en perspective d’une imminente campagne électorale.
«Historiquement, les étudiants votent peu, c’est pourquoi nous voulons garder vivante la mobilisation cet été, afin que les Québécois gardent en tête les enjeux», a soutenu Mme Laberge.
Par ailleurs, selon elle, la possibilité d’un dialogue entre les étudiants et le gouvernement reste toujours un sujet d’actualité.
«La crise est encore bien présente au Québec et la médiation est un choix préférable pour résoudre la situation», a insisté Mme Laberge, ajoutant qu’elle espérait toujours une reprise des négociations avec le gouvernement Charest. De nombreux acteurs politiques, dont l’ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ont réclamé l’intervention d’un médiateur pour mener les discussions entre les deux parties.