L’attente tire à sa fin pour l’Impact de Montréal, qui disputera sa première rencontre dans un Stade Saputo amélioré samedi soir, à l’occasion de la visite des Sounders de Seattle.
Aussi, quelques joueurs se sont rendus sur place, mercredi, afin de se familiariser avec la surface de jeu et les alentours de leur nouveau domicile.
Les quelques porte-couleurs rencontrés sur le gazon du stade sont d’ailleurs fébriles à l’idée de livrer leur premier véritable match local de la saison. Sans trop le dire ouvertement, ils avaient bien hâte de fuir l’immense édifice de la rue Pierre-de-Coubertin et surtout, de pouvoir finalement jouer sur un terrain convenant davantage à la pratique du soccer.
«Enfin, nous allons nous retrouver sur du beau gazon ! La première réaction que j’ai eue en arrivant ici, c’est de me dire «Wow !». Ça me semble très bien et je pense que c’est l’un des meilleurs stades de la ligue, s’est exclamé le premier choix lors du récent repêchage de la Major League Soccer (MLS), Andrew Wenger, précisant que l’endroit est 10 fois mieux que le Stade olympique». On peut finalement dire que c’est notre domicile. Ce sera une bonne surface sur laquelle nous allons jouer. Et en plus, nous serons à l’extérieur.»
«L’ensemble est plus solide que l’an dernier et le terrain au complet est incroyable ! La surface sera nettement différente et je crois que les travailleurs du chantier ont fait du bon boulot», a commenté le gardien Evan Bush, qui effectuera son premier départ de la campagne ce week-end.
Quant à l’entraîneur-chef Jesse Marsch, il a tenu à complimenter ceux ayant contribué à la réalisation – toujours inachevée mais pratiquement terminée – du projet d’agrandissement. «C’est vraiment magnifique ! Les gens ont travaillé ici jour et nuit. Le produit final est impressionnant. Définitivement, ce stade a le potentiel d’accueillir des événements majeurs», a-t-il affirmé.
Le Stade olympique relégué aux oubliettes
La majorité des joueurs de la formation montréalaise ne sont pas tristes de quitter le Stade olympique, même s’ils y ont maintenu un dossier respectable de 2-1-3 (toutes compétitions confondues). Le risque de blessure et le mauvais contrôle du ballon semblent en déranger plusieurs.
«C’est difficile d’avoir les pieds bien ancrés sur une surface synthétique. Également, le ballon roule de façon étrange et c’est compliqué de réaliser des jeux», a expliqué Wenger. À certains endroits, on voyait même des trous en-dessous du gazon. C’était très dangereux pour les genoux, notamment.»
«Une fois que nous entrons au Stade Saputo la première fois, nous oublions rapidement que nous étions au Stade olympique il y a quelques semaines», a simplement résumé le directeur technique de l’Impact, Nick De Santis.
Encore 3000 billets disponibles
Dans un autre ordre d’idées, le vice-président exécutif de l’organisation, Richard Legendre, a indiqué que 3000 billets étaient toujours disponibles en prévision de la rencontre de samedi. Cela signifie qu’en l’espace d’une journée, soit depuis la précédente information rendue publique à ce sujet, un millier de laissez-passer ont été écoulés.
«Les gens semblent surpris quand nous mentionnons que des billets sont encore à leur portée. C’est peut-être pour cela qu’après l’entraînement de mardi (NDLR : durant lequel Legendre avait annoncé aux journalistes que 4000 billets n’avaient pas été vendus), nous avons bénéficié d’une bonne prévente, a-t-il émis. Le match de samedi constitue une grande vitrine et ce qui devrait aider, c’est que la température s’annonce extraordinaire.»