Avec un gouvernement du Parti québécois, la paix sociale reviendra au Québec, assure Pauline Marois. La chef péquiste s'attend à une campagne de salissage de la part de Jean Charest lors de la prochaine campagne électorale.
Les rumeurs sur un scrutin en septembre toujours aussi persistantes, les bilans de fin de session parlementaire de l'opposition, vendredi, avaient des airs de discours électoraux.
«Seules des élections générales nous permettront de retrouver la paix sociale au Québec et le plus vite sera le mieux», a scandé la leader souverainiste.
Si Jean Charest croit pouvoir concentrer le débat sur le conflit étudiant et évacuer son bilan lors des prochaines élections, Mme Marois prévient qu'elle ne le laissera pas faire.
«Je crois que (le conflit étudiant) ce sera un enjeux, un enjeu majeur bien sûr, mais pas suffisant pour faire oublier le bilan du gouvernement libéral. Il y a matière à boire et à manger dans le bilan du gouvernement libéral», a signalé la chef du PQ.
Publicité négative
Les informations qui ont filtré récemment sur la stratégie libérale en vue des hostilités électorales laissent présager une véritable campagne de salissage, croit Pauline Marois. «Nous savons qu'il va faire une campagne de dénigrement, avec une publicité négative, j'invite les Québécois à ne pas se laisser manipuler par M. Charest. Lors de la prochaine campagne électorale, il cherchera de nouveau à berner la population», a-t-elle tenu à dire.
Si les libéraux de Jean Charest tenteront d'associer Mme Marois et son carré rouge à «la rue», les péquistes miseront sur ces trois thèmes: «S'affirmer, s'enrichir et s'entraider».
CAQ
François Legault, lui, veut se battre avec Jean Charest sur le terrain de l'économie lors de la prochaine campagne électorale. «Ce n'est pas vrai qu'on va laisser le terrain de l'économie à Jean Charest», a-t-il dit vendredi.
Selon le chef caquiste, le premier ministre n'est plus l'homme de la situation. Peu importe les idées qu'il défendra, les Québécois ne le croiront pas. «C'est le vendeur qui a des problèmes, ce n'est pas le produit», a-t-il signalé.
En mal de notoriété, François Legault assure que les caquistes ne chômeront pas cet été pour se faire davantage connaître.
«Vous pouvez être certains que l'équipe que vous avez devant vous va se retrousser les manches et on va faire tous les barbecues, les activités familiales, les épluchettes de blé d'inde durant l'été, dans toutes les régions du Québec», a-t-il insisté en conférence de presse, flanqué des neuf députés de la CAQ.
M. Legault a invité les Québécois à «réfléchir cet été aux actions graves qui ont été posés par Jean Charest et à l'irresponsabilité opportuniste de Pauline Marois». La CAQ n'a pas fait d'erreur en appuyant le gouvernement lors de l'adoption du projet de loi 78, qui encadre le droit de manifester, estime toujours le chef caquiste.
«Oui, il y avait un risque politique, reconnaît M. Legault. Mais je pense qu'à moyen terme, c'est plus constructif d'être constant que d'être opportuniste».