Brendan Gallagher a attiré les réflecteurs sur lui l’an dernier en devenant rapidement la révélation au dernier camp du Canadien. D’ici quelques mois, il cherchera à faire encore mieux.
En visite à Brossard au camp de développement des meilleurs espoirs du CH, Gallagher a rappelé une réalité très importante dans son cas.
« Mon camp de l’an dernier n’a plus vraiment de signification », a dit le choix de cinquième ronde du Tricolore en 2010.
« Le Canadien aura un visage différent cette année, avec un nouveau DG et de nouveaux entraîneurs. Il s’agira d’un nouveau départ pour tout le monde.
« Tu n’as qu’une seule occasion de faire une bonne première impression. Les gars seront fébriles au début du camp. »
Après une saison de 41 buts et de 77 points en seulement 54 matchs à sa dernière saison avec les Giants de Vancouver, le petit ailier de 5 pi 9 po fera le saut chez les professionnels cette année.
Ambitieux, il ne rêve pas de jouer pour Sylvain Lefebvre à Hamilton, mais bien pour Michel Therrien à Montréal.
« Je vais devoir jouer mon meilleur hockey, mais, oui, je souhaite faire l’équipe, a dit Gallagher avec son sourire habituel. Ce sera mon objectif au prochain camp. Je sais que ce sera difficile.
« Je devrai avoir la même attitude que l’an dernier. Je veux rester positif et souriant chaque jour. J’ai aussi l’intention d’apprendre. »
Aux yeux de Gallagher, il n’aura pas plus de pression cette année, même s’il attirera l’attention dès les premiers jours du camp.
« Je dirais que, dans cette ville, il y a toujours de la pression et des attentes. C’est peut-être une réponse clichée, mais je suis celui qui se met le plus de pression. »
Une relève plus mince à l’attaque
Si le CH a une belle relève à la ligne bleue avec les Nathan Beaulieu, Jarred Tinordi, Morgan Ellis et Greg Pateryn, on ne peut en dire autant des attaquants.
Après Louis Leblanc, Gallagher, Michaël Bournival et Patrick Holland sont les trois plus beaux espoirs. Tout ce beau monde accédera d’ailleurs au rang de professionnel cette saison.
« C’est agréable de voir que je ne serai pas le seul à faire le saut, a précisé Gallagher. J’ai remporté la médaille de bronze avec Bournival et Beaulieu au Championnat du monde l’an dernier et j’ai hâte de jouer à nouveau avec eux. »
Gallagher a également eu de bons mots pour son voisin de vestiaire au camp de développement, Patrick Holland.
« Patrick est très bon. Je n’aimais pas beaucoup les gars de Tri-City. Ils nous ont éliminés deux fois au cours des dernières années et il n’arrête pas de me le rappeler.
« Patrick a récolté 84 passes cette saison, c’est une statistique assez remarquable. Maintenant que je le côtoie à Montréal, j’ai appris à mieux le connaître et je peux vous dire que c’est aussi un bon gars à l’extérieur de la glace. »
Holland, un fabricant de jeux, risque de rapidement devenir le complice de Gallagher. À court terme, les deux Albertains feront possiblement leurs classes avec les Bulldogs.
Des ouvertures
À sa dernière apparition publique, Marc Bergevin a toutefois lancé un message d’espoir à ses jeunes espoirs.
« Je serais un idiot si je vous disais qu’il n’y aura pas de postes en jeu au prochain camp, a lancé le directeur général. Nous avons terminé au 15e rang, il doit y avoir du changement. »