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Gaz de schiste

Les militants se préparent en vue de l’exploitation

Shiste
Photo: Elizabeth Laplante / Agence QMI Lancement de schiste911 et formation à la désobéissance civile.

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MONTRÉAL – Le mouvement contre l’exploitation du gaz de schiste s’organise en vue d’une éventuelle reprise de l’exploitation de la ressource sur le territoire québécois, en offrant entre autres des formations en désobéissance civile.

Le réseau Moratoire d’une génération, qui milite depuis 2010 pour un moratoire de 20 ans sur l’exploitation de la ressource, a lancé samedi Schiste911, un plan de signalement et de résistance civile regroupant notamment une ligne téléphonique ainsi qu’un site internet.

Ces outils permettent à la population d’envoyer des alertes lorsque des activités liées à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste ont cours. « C’est un outil qui permet à tout le monde sur le territoire québécois de s’impliquer et de surveiller les activités des gazières », a expliqué Marie-Ève Leclerc, organisatrice et porte-parole de Moratoire d’une génération.

Formation à la désobéissance civile

Le mouvement de résistance ne s’arrête pas là. Samedi, l'organisme a donné une formation d’une journée portant sur la désobéissance civile et l’action directe non-violente (ADN), en vue d’actions futures. Le mouvement précise toutefois que le but est de former les gens à agir de façon pacifique et non violente.

Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel. Selon le coordonnateur de Moratoire d’une génération, Philippe Duhamel, il s’agit de la quatrième formation offerte par l’organisme. M. Duhamel a indiqué qu’il y en aurait des dizaines d’autres.

En ce qui a trait aux actions prévues, celles-ci pourraient prendre diverses formes.

« L’éventail des actions créatives qui vont se déployer sur le terrain vont être décidé par les groupes locaux qui vont élaborer des plans d’intervention rapide, a précisé M. Duhamel. Il y a toutes sortes d’actions qui peuvent être menées qui, oui, pourrait aller jusqu’à la désobéissance civile, c’est-à-dire que les gens pourraient aller jusqu’à risquer l’arrestation. »

« On va vraiment faire tout ce qu’on peut pour que la population reste avec nous tout le long et que ce soit un mouvement de masse au Québec qui fait que la Vallée du Saint-Laurent et, espérons-le, la Gaspésie, la Matapédia, etc., ne soient pas massacrées par la fracturation. »

Bien que le mouvement projette principalement des activités de contestation pacifiques et créatives, M. Duhamel n’exclut pas des actions plus « radicales » afin de nuire à d’éventuels travaux d’exploitation. « On est capable aussi de bloquer ces travaux-là s’il le faut », a-t-il indiqué.

Parmi les militants présents samedi, certains arboraient le carré rouge, symbole de la lutte étudiante.

L’une des participantes, Gabrielle, étudiante en quatrième secondaire, raconte qu’elle n’a pas hésité à prendre part à la formation, elle qui milite également lors des manifestations étudiantes. « Avec le conflit étudiant, je pense que c’est une formation qui n’est pas perdue », a-t-elle indiqué.

Moratoire d’une génération espère mobiliser au minimum 500 personnes au cours des deux prochaines années sur le territoire québécois. La ligne téléphonique 1-888-SCHISTE et le site schiste911.org sont désormais accessibles.

 

 

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