Le pire verdict imaginable vient de tomber pour une famille de cinq enfants de L’Assomption, alors qu’elle est évincée de son logis et devra même le démolir.
« C’est un cauchemar », confie Martine Archambault, mère de cinq enfants et enceinte d’un sixième.
Pour cette jeune mère de famille de 29 ans, les vacances d’été ne seront pas de tout repos. Mercredi, elle a reçu une lettre de la Ville de L’Assomption confirmant sa pire crainte : un avis d’éviction.
« On est découragé, ajoute-t-elle. On a cinq enfants, on ne peut pas déménager comme ça. Je ne sais pas ce qu’on fera. »
« Plusieurs anomalies »
Il y a six ans, Martine Archambault avait hérité de cette demeure, construite par son grand-père il y a plus de 30 ans. La décision de la Ville fait suite à une inspection de la propriété, le 4 juin dernier.
Dans le rapport, on peut lire que « plusieurs anomalies et défectuosités majeures ont été relevées autant au niveau structural, sanitaire, qu’incendie (sic) ».
Au total, les propriétaires ont reçu 11 « contraventions » municipales à l’égard du bâtiment. Parmi elles, on note des problèmes de fondations et de salubrité.
L’inspection du service de sécurité incendie fait aussi état de 19 correctifs à apporter d’ici le 12 juillet, notamment au sujet des avertisseurs de fumée et des issues du logement.
Pour cette famille, ce rapport est lourd de conséquences. Elle devra quitter son domicile d’ici le 30 juillet.
« On savait qu’il y avait des choses à améliorer, mais on le faisait au fur et à mesure, explique-t-elle. Il y a toujours eu du monde qui vivait dedans et il n’y a jamais eu de problème avec la Ville ! Je trouve qu’on n’a vraiment pas beaucoup de temps pour réagir. »
Trop de rénovations
Par ailleurs, la Ville demande aux propriétaires d’apporter 11 correctifs majeurs à l’habitation, notamment de démolir les parties instables et dangereuses (voir tableau).
Étant donné l’ampleur des travaux à effectuer, la seule option envisageable est de démolir, puis de reconstruire. Or, Martine Archambault ne sait pas si elle pourra obtenir un prêt bancaire pour de tels travaux. D’ici là, toute la famille ira rester chez ses parents.
« On avait la chance de ne pas avoir de dettes, mais là je ne sais pas si on pourra emprunter, avoue-t-elle. Ce n’est pas évident, surtout avec cinq enfants. »