La présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE), Chantal Longpré, fait le saut en politique et se joint à la Coalition Avenir Québec. Son objectif est clair : abolir les commissions scolaires le plus rapidement possible.
Après plusieurs mois de réflexion, Mme Longpré a finalement décidé de se joindre à la formation politique de François Legault, même si cette dernière a perdu en popularité au cours des derniers mois.
« J’ai la ferme conviction que c’est avec ce parti qu’il va se produire du changement. »
À la tête de la FQDE depuis quatre ans, l’orthopédagogue de formation s’est fait connaître au cours des dernières années par ses opinions tranchées sur le système scolaire.
Chantal Longpré reconnaît d’ailleurs qu’à certains égards elle ne s’est pas fait « beaucoup d’amis » dans le milieu scolaire.
Celle qui souhaite abolir les commissions scolaires espère vivement que la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, rejoindra les rangs du Parti québécois lors de la prochaine élection, comme le veut la rumeur.
« J’espère croiser le fer avec elle. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Cela fera des discussions intéressantes », lance-t-elle.
Un système à refaire
Chantal Longpré sera candidate dans Repentigny lors de la prochaine élection. Si elle est élue, elle promet de faire « bouger » le domaine de l’éducation, où « beaucoup de choses sont à refaire ».
« J’aimerais qu’on abolisse les postes de commissaires scolaires et qu’on mette enfin l’argent dans les écoles, martèle-t-elle. Il faut réduire les structures administratives et mettre l’argent où ça compte, c’est-à-dire près des élèves. »
« Quand je vois des profs fouiller dans leurs poches pour acheter du matériel à leurs élèves pendant que le personnel des sièges sociaux suit une formation en République dominicaine, je me dis qu’il y a visiblement un problème et que ça ne peut plus continuer comme ça. »