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Vieux-Port

La marina accueille... des baigneurs!

Fleuve
Photo Laurent Dionne / Agence QMI Une cinquantaine de personnes ont sauté dans les eaux du fleuve Saint-Laurent afin de démontrer, pour la huitième année consécutive, que la qualité de l’eau est assez bonne pour s’y baigner.

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Une cinquantaine de personnes ont pu se rafraîchir en se jetant dans le fleuve Saint-Laurent, au beau milieu de la marina du Vieux-Port de Montréal, jeudi matin, alors qu’il n’était pas 8 h et que le mercure atteignait déjà les 25 degrés.

Équipés de vestes de sauvetage, citoyens, organisateurs et même élus municipaux ont ainsi pu nager dans les eaux qui entourent la métropole.

Le but de l’exercice était de démontrer que la qualité de l’eau est assez bonne pour y plonger.

« On sait que le fleuve est pollué, mais son type de pollution ne nous empêche pas de nous y baigner. On veut déconstruire le mythe que si tu trempes ta main dans le fleuve, il y a juste les os qui vont ressortir », a ironisé Pierre Lussier, le directeur du Jour de la Terre, qui organisait l’événement pour une sixième année consécutive.

Le message semble faire son chemin, puisque, selon les organisateurs, davantage de gens ont fait le grand saut cette année que l’an dernier.

Et si certains étaient un peu anxieux avant de se retrouver à l’eau, les craintes se sont vite évaporées.

« J’ai eu un petit doute avant de sauter. Je me suis dit : mais qu’est-ce que je fais ici. Mais c’est vraiment le fun ! » a témoigné Claude, encore dégoulinant à sa sortie du fleuve.

« Je n’avais pas vraiment de crainte quant à la qualité de l’eau, mais j’ai trouvé un peu bizarre de faire ça au milieu de la marina. On a quand même envie d’aller prendre une douche », a lancé en riant Benoît Vulier, qui dit vouloir recommencer l’expérience l’an prochain.

Des plages à Montréal

Cette journée avait également comme objectif de faire la preuve que Montréal nécessite davantage de plages où l’on peut se baigner.

« C’est toujours très agréable [de plonger], mais il ne faudrait pas faire 52 fois la même démonstration avant qu’on finisse par avoir des vraies plages en eaux vives à Montréal », a indiqué le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, à sa sortie de l’eau.

Selon lui, une plage pourrait aisément être aménagée sur les rives du chenal qui sépare Verdun et L’Île-des-Sœurs.

Elsie Lefebvre, conseillère de l’arrondissement Villeray en était à son premier saut dans le fleuve.

« On veut convaincre les Montréalais et l’administration de donner l’accès aux berges parce que dans le fond on est [sur]une île, mais à part les ponts, on ne se rend pas compte qu’on a une belle qualité à Montréal », a-t-elle dit.

 

 

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