OTTAWA - Pendant que le NPD trône en tête des intentions de vote au fédéral, Stephen Harper craint que le Parti québécois prenne le pouvoir au Québec et cherche conseil auprès de l'ancien premier ministre Brian Mulroney. Pour Thomas Mulcair, il s'agit d'une nouvelle preuve que les conservateurs sont déconnectés de la situation québécoise.
Interrogé alors qu’il était à Hudson, à l'ouest de Montréal, samedi, pour inaugurer un parc à la mémoire de Jack Layton, Thomas Mulcair a réagi à la rencontre Harper-Mulroney.
«Je vais lui laisser prendre ses conseils où il peut. Tout ce que je peux vous dire c'est que chaque fois que M. Harper avait l'occasion de donner un contenu réel à la reconnaissance des Québécois comme nation, il a dit non. Alors nous, nous avons un message beaucoup plus positif que ça» , a dit le chef du NPD.
La semaine dernière, Stephen Harper et l'ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney se sont rencontrés à Montréal. Harper voudrait des conseils pour améliorer l'image de son parti au Québec, alors que le NPD domine toujours les sondages au pays et que le Parti québécois pourrait former le prochain gouvernement provincial.
Le premier ministre Harper sera de passage au Québec dimanche pour la Fête nationale. Selon Daniel Paillé, chef du Bloc québécois, cette seule journée de visite ne suffira pas pour refaire son image.
«Je comprends que le premier ministre canadien commence à s'inquiéter et il aurait dû s'inquiéter depuis très longtemps. Mais d'être présent, juste une journée, ça ne donnera pas le «feeling» de ce que c'est que d'être Québécois», a estimé le chef du Bloc.
De passage à Trois-Rivières, la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, est clairement en mode électoral.
«Changer de gouvernement, changer de direction, mais aussi et surtout, changer de pays. C'est ça notre vision pour le Québec», a-t-elle dit.
On ne saura pas de sitôt si les conseils de Brian Mulroney ont porté fruit puisque la prochaine élection fédérale n'aura lieu qu'en 2015.