Une tranche supplémentaire de 2,5 millions $ sur cinq ans sera destinée au volet culturel de la politique « Vieillir et vivre ensemble, chez soi », en partenariat avec les villes qui ont déjà des ententes culturelles, ont annoncé de concert la ministre de la Culture et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, et la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, mardi.
Il s’agit de la mise en action de la première des 74 mesures de la politique « Vieillir et vivre ensemble, chez soi ». « Cette mesure fera beaucoup de chemin, car il s’agit d’un partenariat avec les villes qui ont des ententes de développement culturel qui vont bénéficier de cet argent, a expliqué Mme St-Pierre. On va demander aux villes qui vont vouloir accéder à cette somme d’argent d’y aller avec une formule de parité. »
Pour un dollar investi de la part du gouvernement, au moins un dollar sera exigé de la municipalité, à la MRC ou à l’instance autochtone. « Autrement dit, avec 2,5 millions $, on va probablement développer des projets pour 5 millions $, a ajouté Mme St-Pierre. Ça pourra être deux dollars pour chaque dollar, même 10. »
« La nouvelle politique permet d’avoir beaucoup plus d’argent pour créer beaucoup plus de projets, a expliqué Mme Blais. On veut financer de plus en plus de projets, pour qu’il y ait de moins en moins de refus de projet.»
Intégrer la culture
Le nouvel investissement s’inscrit dans l’Agenda 21 de la culture du Québec, annoncé à l’automne 2011, qui a pour objectif d’intégrer la culture aux politiques de développement durable.
« Il faut amener la culture un peu partout dans l’univers des personnes retraitées, a insisté Mme St-Pierre. Les exemples sont nombreux. Cela peut être un musicien qui joue dans un centre pour personnes âgées, des cours de peinture, du théâtre. Cela permettra aussi un échange qui pourra nourrir les créateurs. Cela peut les inspirer dans leur travail. »
« Quatre-vingt-quinze municipalités ont signé des ententes, actuellement, à l’intérieur de l’Agenda 21, a spécifié Marguerite Blais. Ce sont ces 95 villes qui pourront bénéficier des premières enveloppes, du premier 500 000 $ de cette année. Peut-être que l’an prochain, d’autres municipalités pourront se joindre au projet. Mais sinon, il aurait fallu attendre et développer le cadre. Le but c’est de commencer le plus vite possible. Avec les ententes, les villes ont déjà leur expertise, savent comment demander les sommes d’argent, et ça accélère le processus. En septembre, on va pouvoir lancer l’appel aux municipalités pour que d’ici la fin de 2013, tous les projets soient sortis et financés. »