Le 6 juillet, une des habituées du Festival de jazz, Sophie Milman, présentera sur scène les chansons de son nouvel opus In The Moonlight. Née en Russie, elle a passé une partie de son enfance en Israël avant de venir s’installer à Toronto en 1999. À 29 ans, elle peut se vanter d’avoir vendu des centaines de milliers d’exemplaires de ses 4 albums, d’avoir en poche un Juno et d’avoir atteint la tête du Billboard Jazz au Canada et aux États-Unis. Celle qui parle avec beaucoup d’amour de Montréal est heureuse de venir partager de nouveau sa passion pour le jazz avec les festivaliers.
Votre nouvel album, In The Moonlight, est très romantique, très sucré. C’est ce que vous vouliez offrir ?
Oui, je voulais quelque chose de très classique et qui s’écoute bien en soirée. Je voulais célébrer l’amour. Je me suis mariée il y a quelques années et je voulais créer une atmosphère que j’apprécierais avec mon mari. J’ai créé cet album riche, avec beaucoup d’instruments et de textures.
Pour vos albums passés, votre mari (l’avocat Casey Chisick) était votre producteur. Pour ce dernier album, vous n’avez utilisé ni votre mari ni vos musiciens. Pourquoi ?
Je voulais avancer comme chanteuse et musicienne. Je voulais me déstabiliser. Donc sans mon mari, sans mes musiciens. J’ai eu cette belle opportunité d’enregistrer un disque à New York et je l’ai prise. J’ai joué avec de très grands musiciens. Je crois que je chante mieux qu’avant grâce à cette expérience. Ce dernier album est celui dont je suis le plus fière, car je me suis améliorée comme chanteuse.
Vous êtes venues plusieurs fois à Montréal notamment, au Festival de jazz. Comment y trouvez-vous l’ambiance ?
J’aime beaucoup, beaucoup, le festival. La première fois que j’ai joué, c’était en 2005. C’était une de mes premières expériences sur scène et c’était merveilleux. Le public est toujours incroyable ; ce sont des amoureux de jazz.
D’ailleurs, vous avez enregistré un DVD, Live in Montréal. Pourquoi avez-vous choisi Montréal ?
Parce que c’est Montréal ! Et c’est le plus grand festival de jazz au monde. L’énergie est toujours très spéciale. Donc pour moi, il n’y avait aucun autre endroit pour faire ça. C’est à Montréal que ce spectacle devait être enregistré.
Que préparez-vous pour ce nouveau spectacle ?
Le spectacle sera une combinaison de nouvelles chansons et de chansons de mes quatre disques, spécialement le dernier. Avec mes très bons musiciens, qui sont de Montréal : Jim Doxas, Morgan Moore, Paul Shrofel et un guitariste de New York, Perry Smith. Nous allons jouer avec beaucoup d’énergie, comme toujours. Ça va être un mélange de romantique et de swing. Ce sera un beau spectacle.
En spectacle le 6 juillet à la Place des Arts.