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Affaire delisle

L’ancien juge ira en appel

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Photo Jean-Claude Tremblay

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C’était un secret de Polichinelle : l’ex-juge Jacques Delisle, condamné à la prison à vie après avoir été reconnu coupable du meurtre prémédité de son épouse, portera aujourd’hui sa cause en appel.

« C’était évident », a laissé tomber son avocat, Me Jacques Larochelle, joint hier, par le Journal, ajoutant du coup que la requête pour la permission d’en appeler dans ce dossier sera déposée au cours de la journée.

Me Larochelle s’est toutefois montré peu bavard concernant les détails de cette requête ou les arguments qu’elle contiendra. Chose certaine, le procureur tentera tout ce qui est possible pour renverser la décision du jury et libérer son client, derrière les barreaux depuis maintenant deux semaines.

Coupable

Rappelons que les 12 jurés ont reconnu la culpabilité de Jacques Delisle, le 14 juin en après-midi, à la suite d’un long procès où une trentaine de témoins ont été entendus, sur près de six semaines.

Après deux jours et demi de délibérations, le jury prononçait le verdict le plus sévère qu’ils examinaient : coupable du meurtre prémédité de Marie-Nicole Rainville, trouvée morte une balle dans la tête, le 12 novembre 2009.

Onde de choc

Telle que le veut la loi dans une telle situation, le juge Claude Gagnon condamnait Jacques Delisle, 77 ans, à la peine mandatoire, soit la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Abasourdi, Jacques Delisle avait frappé la table de ses poings en lançant un « non, non, non calic! », avant de se prendre la tête à deux mains.

Cette nouvelle avait eu l’effet d’une bombe chez les membres de la famille de Jacques Delisle. Alors que sa fille et sa petite-fille ne pouvaient retenir leurs sanglots, son fils, Jean, avait tenté de s’approcher de son père, enlevant ceinture et veston et réclamant un ultime « câlin », ce qui lui avait été refusé par les constables spéciaux.

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