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Attikameks

Québec veut reprendre le dialogue

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Photo Archives / Agence QMI Geoffrey Kelley

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Québec tentait mercredi de désamorcer la crise qui sévit en Haute-Mauricie avec la blocage de routes et d'une voie ferrée par trois communautés autochtones.

Bloquer des routes menace la paix sociale et n'aide en rien la recherche de solutions, a signifié mercredi matin le ministre responsable des Affaires autochtones du Québec, Geoffrey Kelley. «On va rouvrir la communication aujourd'hui; la porte demeure ouverte pour trouver des solutions aux problèmes soulevés», a promis le ministre.

Des membres de trois communautés Attikamek, Opitciwan, Wemotaci et Manawan, bloquent depuis mardi deux accès routiers et une voie ferrée du Canadien National pour protester contre l'attribution à la compagnie Kruger de droits de coupe forestière laissés vacants à la suite de la fermeture de la scierie Gérard Crête et fils de Saint-Séverin. Le blocus ne vise, semble-t-il, que le transport du bois.

Le Conseil d'Opitciwan avait signifié son intérêt de récupérer ce volume de 268 500 mètres cubes de bois pour alimenter sa scierie qui emploie 130 personnes. «Avec ce volume additionnel, on pourrait créer beaucoup plus d'emplois», a fait valoir le chef Christian Awashish.

Le ministre Kelley a dit toutefois comprendre la frustration des Attikameks en raison des négociations, avec le gouvernement fédéral, sur les revendications territoriales des autochtones qui durent depuis 30 ans. «Je partage leur frustration. Après 30 ans de discussions sans résultats. Les Attikameks et la région veulent une solution [...] Mais il y a des éléments de cette négociation territoriale qu'on est prêts à discuter de façon bilatérale parce qu'ils sont de juridiction du Québec. Pas besoin d'attendre le fédéral», a précisé M. Kelly.

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