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De père en fils

Alexander Galchenyuk, le père d’Alex, a roulé sa bosse pendant 17 ans

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« Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le ­porter bien haut. » Alex Galchenyuk n’a pas encore saisi toute la signification de cette devise écrite en grosses lettres dans le vestiaire du Canadien.

À 18 ans seulement, Galchenyuk n’a pas grandi en idolâtrant les Maurice ­Richard, Jean Béliveau ou Guy Lafleur, quelques-uns des personnages marquants de la riche histoire du Tricolore.

L’idole du choix de premier tour du CH au dernier repêchage à Pittsburgh avait pour nom Alexander Galchenyuk. Le père d’Alex a connu une longue carrière dans les rangs professionnels sans toutefois jamais ­atteindre la LNH.

« Je n’ai jamais eu à chercher trop longtemps pour trouver mon modèle, a dit le jeune centre du Sting de Sarnia, de la Ligue de l’Ontario. J’ai suivi mon père dans beaucoup de pays alors qu’il jouait au hockey et j’ai ­toujours voulu suivre son chemin. »

D’ici quelques mois ou quelques années, le jeune Galchenyuk réalisera possiblement ce qui a toujours échappé à son paternel en patinant sur une glace de la LNH avec le ­chandail du Canadien sur son dos.

« Mon père a travaillé excessivement fort pour me permettre de devenir un bon joueur de hockey et je crois qu’il est très fier de moi aujourd’hui, a précisé l’Américain. Il a eu une très grande influence sur moi et il ­continuera à me conseiller. »

Éternel voyageur

Né à Minsk, au Bélarus, Alexander Galchenyuk a porté les couleurs du Dynamo de Moscou (1985-1986 à 1991-1992).

Après sa dernière saison à Moscou avec un jeune Alex Kovalev, il a traversé l’Atlantique pour la première fois.

Aux États-Unis, il a joué dans la Ligue internationale pour les ­Admirals de Milwaukee et les K-Wings du Michigan et dans la ­United hockey league pour les ­Monsters de Madison.

Véritable nomade du hockey, Alexander Galchenyuk a aussi roulé sa bosse à Berlin en Allemagne, à ­Milan et Asiago en Italie, à Sierre en Suisse et à Omsk et Saint-Pétersbourg, en Russie.

« Il y a une raison pour laquelle je parle quatre langues, a lancé le jeune espoir du Tricolore. Je me considère comme un Américain puisque je suis né à Milwaukee et je représente ce pays sur la scène internationale, mais je parle russe et italien et j’ai des bases de français. »

La bagarre de Piestany

Questionné sur le long parcours son père, Alex a raconté une anecdote savoureuse à son sujet. C’était bien avant sa naissance.

En 1987, Alexander était sur la glace lors de la tristement célèbre bagarre générale entre le Canada et l’URSS au Championnat du monde de Piestany, en République tchèque.

« J’ai vu des images de cette bagarre et mon père m’en a souvent parlé, a-t-il précisé. On avait fermé les lumières dans l’aréna. Selon la version de mon paternel, les Russes ont gagné cette bagarre générale, mais c’est difficile de connaître la vérité puisqu’on ne voyait rien et que la technologie n’était pas très bonne à cette époque. »

Le Canada, qui était mené par les Theoren Fleury et Brendan ­Shanahan, et l’URSS avaient été ­disqualifiés du tournoi en raison de cette foire. La Finlande avait décroché la médaille d’or, la première de son histoire à ce tournoi.

À Montréal, on ne risque pas de voir Galchenyuk trop souvent ­impliqué dans une telle scène. Il fera plus parler de lui pour ses talents de marqueur et sa vision du jeu.

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