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Des poissons dans l’eau

Brisebois et Lapointe se plaisent dans leur nouvelle tâche

Patrice Brisebois
Photo D’ARCHIVES Patrice Brisebois souligne l’importance du camp de perfectionnement du Canadien et apprécie l’opportunité de redonner à la jeunesse d’aujourd’hui.

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Il n’y a pas que les 14 joueurs qui participent au camp de perfectionnement du Canadien qui y vivent une expérience enrichissante.

À leurs premiers pas officiels dans l’organisation du Canadien, Patrice Brisebois et Martin Lapointe éprouvent beaucoup de plaisir à fouler la glace à nouveau.

« Il n’y a rien qui bat le plaisir d’être sur une patinoire, a assuré Brisebois, au terme de la période d’entraînement matinal. C’est toute ma vie. De plus, j’adore le contact que j’ai avec les jeunes. »

Bien qu’ils fassent partie, en quelque sorte, du groupe d’entraîneurs de l’organisation, les deux anciens joueurs de la Ligue nationale n’ont pas à jouer les rôles du bon et mauvais policier.

« On est là pour donner aux joueurs les outils nécessaires pour leur permettre d’avoir le plus de chances possible de réaliser leur rêve », a indiqué Brisebois.

« Si j’avais eu l’occasion de participer à ce genre de camp lorsque j’étais jeune, mon coup de patin aurait peut-être été moins saccadé, a reconnu Lapointe. J’aurais patiné au lieu de courir dans mes patins. »

Comme Claude Ruel

En agissant à titre d’entraîneur du développement, l’ancien défenseur du Canadien a l’impression de redonner à la jeunesse d’aujourd’hui, ce que Claude Ruel lui a offert à ses débuts dans l’organisation montréalaise.

« Il a été mon mentor. Il avait l’habitude de dire que les joueurs qui parviennent au niveau professionnel sont tous talentueux. Ce qui fait la différence, c’est le travail », a raconté Brisebois, qui a disputé 896 matchs dans l’uniforme du Canadien.

De nos jours, l’aide ne se limite pas qu’à la patinoire. L’entraînement hors glace, l’hygiène de vie et la nutrition sont d’autres sujets également abordés.

D’ailleurs, Lapointe, qui a disputé son premier camp d’entraînement professionnel, avec les Red Wings, en 1991, aurait bien aimé compter sur un tel encadrement.

« Ce n’était pas très, très joyeux. On arrivait au camp d’entraînement laissé à nous-mêmes. Personne ne venait nous parler. Après les entraînements, on allait manger tout seul », s’est-il rappelé.

De véritables éponges

Le futur de ces jeunes a beau sembler prometteur, ils se montrent très réceptifs aux conseils de Brisebois, Lapointe et des entraîneurs spécialistes qui les accompagnent.

« Ils veulent apprendre, ils veulent s’améliorer. Ils n’hésitent pas à poser des questions. C’est vraiment plaisant de travailler avec eux », a assuré Brisebois.

Après tout, ils ont encore tout à prouver.

D’ailleurs, Lapointe a senti un léger malaise chez ses « élèves » au cours de la première journée d’entraînement.

Faut dire que les jeunes avaient à faire à deux champions de la Coupe Stanley. Des hockeyeurs ayant disputé plus ou moins 1000 matchs dans la LNH (1009 pour Brisebois, 991 pour Lapointe).

« Au départ, on les sentait nerveux. Rapidement, on a voulu tisser un lien de confiance et une bonne communication. »

Ce qui semble être mission accomplie.

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