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Haute-Mauricie

Le blocus atikamekw se poursuit

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Photo Yves Charlebois / Agence QMI

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WEMOTACI - Les trois conseils de bande Atikamekw de la Haute-Mauricie, soit Manawan, Opitciwan et Wemotaci, ont pris la décision de nommer un émissaire en la personne de Jimmy Néashit pour négocier avec le gouvernement du Québec concernant les droits de coupe forestière.

Depuis mardi dernier, les autochtones bloquent les sorties de leur territoire à tous les camions de bois rond qui alimentent les deux scieries de La Tuque qui sont situées dans les secteurs Parent et Rivière-aux-Rats de cette municipalité.

Jusqu’à jeudi, c’étaient les trains chargés de planches de la scierie de Parent qui étaient retenus, mais une entente est survenue avec le Canadien National, propriétaire du chemin de fer, et la circulation sur rail a pu reprendre.

En entrevue vendredi au bureau du conseil de bande de Wemotaci, le chef David Boivin a mentionné que le nouveau régime forestier va être en force en 2013 et que jusqu’ici les autochtones ne sont pas autour de la table. «Nous voulons des négociations de nation à nation, car nous sommes un peuple souverain.»

Si le gouvernement accepte d’amorcer la négociation avec l’émissaire, M. Néashit, les trois conseils de bande cesseront d’empêcher la circulation des camions forestiers, le temps des discussions.

Deux barrages ont été érigés, un au kilomètre 60 de la route forestière 25 reliant La Tuque à Wemotaci où, à cet endroit, il y a une intersection vers la communauté Manawan. À 120 kilomètres à l’ouest de Wemotaci, soit à Opitciwan, un autre point est installé, celui-là est pour empêcher l’approvisionnement de la scierie à Parent.

Au kilomètre 60, les manifestants sont sympathiques et distribuent des tracs pour expliquer leurs revendications. Chantal Niquay a mentionné qu’il y a beaucoup trop de coupe et que cela va finir par provoquer des inondations. La dame se spécialise dans le recyclage à Wemotaci.

Les Premières Nations manifestent leur appui

Les Chefs de plusieurs Premières Nations partagent les frustrations et la détermination des Chefs atikamekws et appuient leurs revendications. Ils se sont dits prêts à se rendre sur le territoire atikamekw «pour concrétiser leur appui à la nation», dans un communiqué publié vendredi.

«Le mépris à l'égard de nos droits les plus fondamentaux de la part des autres gouvernements est scandaleux et a des conséquences néfastes sur nos populations. Il faut que ça cesse, et maintenant», a déclaré Ghislain Picard, Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

 

 

 

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