Un Canadien figurerait au nombre des travailleurs humanitaires enlevés, vendredi, par des hommes armés dans l’un des camps de réfugiés de Dadaab, dans l'est du Kenya, près de la frontière somalienne.
« Un Norvégien, un Philippin, un Pakistanais et un Canadien ont été enlevés dans l'attaque », a indiqué Philip Ndolo, le chef de police adjoint. On ne connaît pas l’identité du Canadien.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Claude Rochon, a indiqué que des responsables canadiens sont au courant de la nouvelle et cherchent plus de détails.
« Nous utilisons tous les canaux appropriés pour demander plus d'informations et nous sommes en étroites relations avec les autorités kenyanes », a déclaré M. Rochon dans un communiqué transmis par courriel à l'Agence QMI.
« Nous n'allons pas commenter ou publier toute information qui pourrait compromettre ces efforts. La priorité du Canada est la sûreté et la sécurité de ses citoyens. »
Les hommes armés sont soupçonnés d’être des sympathisants liés aux insurgés Al Shabaab, la branche d’Al-Qaïda en Somalie, a fait savoir à Reuters Philip Ndolo. Al-Shabaab a fait savoir de son côté qu’il ne savait rien de cette attaque.
« Jusqu'à présent, nous ne sommes pas au courant de travailleurs humanitaires enlevés dans des camps de réfugiés du Kenya », a déclaré à Reuters le porte-parole pour les opérations militaires d’Al-Shabaab, le cheikh Abou Moussab Abdiasis.
La police et l'armée poursuivent les ravisseurs, a indiqué la police. « Je peux confirmer que des hélicoptères militaires ont été dépêchés », a déclaré à Reuters le colonel Cyrus Oguna des Forces de défense du Kenya.
Selon M. Ndolo, le véhicule dans lequel les travailleurs humanitaires prenaient place avait été abandonné par les ravisseurs et le groupe utiliserait sans doute un autre véhicule ou serait à pied. Il ne pouvait pas dire s'ils avaient déjà franchi la frontière somalienne.
Le camp de Dadaab, qui est situé à environ 100 km de la Somalie, a été créé en 1991 pour loger les Somaliens qui fuyaient la violence dans leur pays. Il est devenu depuis le plus grand camp de réfugiés au monde, avec une population de près de 500 000 personnes.
- Avec la collaboration de Reuters