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FIJM

The Barr Brothers, l’ascension fulgurante

Fabien Boileau / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

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Photo Éric Carrière / Agence QMI

Concert des Barr Brothers au Métropolis

Double première pour les Barr Brothers dimanche soir : première fois tête d’affiche du Métropolis et première invitation au Festival International de Jazz de Montréal (FIJM), invitation plus qu’honorée, à guichets fermés.

Avec une participation remarquée au Late Show de David Letterman, une nomination au Prix Polaris, une tournée américaine et européenne, le moins que l’on puisse dire c’est que le jeune groupe montréalais a fait une percée fulgurante dans le milieu musical. L’invitation du FIJM et la prestation de dimanche soir sont venues corroborer les dires de la critique internationale.

Jouer à domicile est toujours à double tranchant. D’un côté, cela peut avoir un aspect rassurant ; on se sent un peu comme à la maison, on a ses repères et, du coup, tendance à peut-être un plus se lâcher qu’à l’accoutumée. D’un autre côté, il peut subsister une forme de stress, une gêne un peu irrationnelle de se produire devant ceux que l’on «connaît», peut-être la peur d’un jugement plus authentique, car plus près du coeur.

Les frères Barr (Brad, le guitariste, et Andrew, le percussionniste), la harpiste Sarah Pagé et le touche-à-tout multi-instrumentiste Andres Vial penchaient indéniablement du premier côté dimanche soir. Ils ont entamé le concert avec un morceau instrumental, particulièrement atmosphérique, dominé par les sons de la harpe de Sarah Pagé. Le groupe a continué dans cette mouvance en enchainant avec le calme I Know I Know.

Juste après avoir remercié le public, en français, d’être venu, Brad Barr (qui arborait fièrement le carré rouge) a impulsé un peu plus de coeur en lançant Kisses From Chelsea. Le groupe a tenu la scène en haleine avec une quinzaine de titres issus de leur premier album éponyme comme Held My Head, Beggar In The Morning, Give The Devil Back His Heart et de nombreux inédits.

Première partie Alexi Murdoch

Heureusement que les Barr Brothers ont été bons dimanche soir, car la prestation du Londonien Alexi Murdoch avait imposé un très haut niveau à la soirée. Celui qui a signé la bande originale du drôle et touchant film Ailleurs nous irons, est arrivé seul sur scène, sa guitare folk comme unique camarade de jeu. Les titres Through the Dark, Someday Soon ou bien encore le magnifique All My Days, intensifiés par une section de cuivres, ont fait planer l’auditoire plus haut que le plafond bombé du Métropolis. On souhaiterait parfois que les premières parties durent un peu plus longtemps.

 

 

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