WASHINGTON D.C. | Ce n’est pas une grande révélation, mais la défaite de 3 à 0 face à D.C. United a permis de constater que la défense de l’Impact est fragile.
Elle est d’autant plus à risque en l’absence de ses deux principaux éléments, Matteo Ferrari et Nelson Rivas.
Le premier ratera encore au moins trois semaines d’activités alors que le second pourrait être absent pour jusqu’à un mois et demi.
Leur absence fragilise non seulement la charnière centrale, mais tout le reste de la défense puisqu’elle force Jesse Marsch à jongler avec ses joueurs.
Des premières
Samedi, l’entraîneur-chef montréalais a tenté des expériences en insérant Zarek Valentin comme centre arrière, lui qui est habitué à évoluer sur le flanc droit.
Il a aussi donné un premier départ au jeune Calum Mallace à la droite, une position qu’il tente encore de maîtriser puisqu’il a surtout joué comme milieu de terrain.
Shavar Thomas, au centre, et Tyson Wahl, à gauche, ont complété l’unité défensive et les sorties du second ont été toutes plus pénibles les unes que les autres depuis le début de l’année.
Et histoire de prendre un plus grand risque, Marsch a confié le filet à Evan Bush, qui en était à un premier départ en MLS. Le jeune gardien a bien répondu à la tâche et il n’a pas grand-chose à se reprocher sur chacun des trois buts.
Il était temps
Selon Marsch, le moment était propice pour faire des changements importants en raison du calendrier condensé.
« Nous croyions qu’avec la fatigue accumulée il était temps de faire appel à Evan et Calum. Ils ont fait face à un match difficile et dans des conditions difficiles, ils ont mis beaucoup d’efforts. »
Le pilote recrue parle souvent depuis le début de la saison de profondeur et il a refusé d’admettre qu’on en avait peut-être vu les limites.
« Je ne pense pas que nous manquions de profondeur en défense centrale. En fait, je pense que Zarek et Shavar ont bien tenu leur bout.
« D.C. possède beaucoup d’armes offensives et nous traversons une période difficile. »
Constance
Marsch ne pouvait mieux dire puisque sa troupe semble incapable d’aligner deux bonnes performances consécutives.
La meilleure séquence du onze montréalais se résume à une série de quatre matchs sans défaite (2-0-2) ce printemps.
Cette série a toutefois été entrecoupée par une nulle et une défaite gênante face au Toronto FC en demi-finale du championnat canadien.
L’Impact a réussi à coller une seule fois deux victoires d’affilée.
La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que Montréal demeure malgré tout dans la course pour le cinquième rang dans l’Est avec cinq points de retard sur Houston (5e), quatre sur Columbus (6e) et un sur la Nouvelle-Angleterre (7e).