CALGARY, Alberta – Justin Trudeau a dit samedi qu’il n’est pas contre l’exploitation des sables bitumineux, à l'occasion d’une visite au Stampede de Calgary. Le député libéral a aussi confié ne pas avoir pris de décision quant à sa candidature lors de la prochaine course à la direction de son parti.
Le fils de l'ancien premier ministre libéral Pierre Elliot Trudeau a soutenu que les sables bitumineux ont « un potentiel économique », mais s’est aussi dit critique « des contrées dévastées » qu’il a pu observer lors d’un séjour dans le Nord de l’Alberta, il y a cinq ans.
Malgré tout, il estime que les sables bitumineux constituent « un important moteur économique et que nous devons le respecter. »
Sur sa possible candidature à la course à la chefferie du Parti libéral du Canada (PL C), il a affirmé ne pas vouloir prendre de décision avant la fin de l’été, après des vacances en famille, qualifiant sa décision de « très personnelle » et « basée sur l’opinion de sa famille ».
« Les sondages indiquent que si jamais je voulais le job, j'aurais de bonnes chances de l’obtenir, mais suis-je la bonne personne ?» s'est-il interrogé.
Il ne s’est toutefois pas gêné pour décocher des flèches à ceux qui pourraient devenir ses futurs adversaires en tant que chef.
Justin Trudeau a critiqué Thomas Mulcair, en l'associant au premier ministre Harper. Selon le député, le chef du NPD est « vraiment autoritaire » et il « impose sa personnalité et sa façon de faire à tous ».
« Il [Thomas Mulcair] est aussi ancré à gauche que M. Harper peut l’être à droite, a-t-il poursuivi. Il tente d’amener le parti au centre, mais fondamentalement, il s’agit d’un choix polarisé ente les deux faces d’une même pièce. Stephen Harper et Thomas Mulcair, c'est du pareil au même, aux différents bouts du spectre. »
Justin Trudeau est même allé plus loin en disant que, si M. Harper est identifié à l'Ouest du pays et, « d’une certaine façon », gouverne à l'encontre de l’Est, Mulcair s’ancre plutôt à l’Est, contre l’Ouest.
Un Trudeau, mais pas comme son père
Justin Trudeau a une fois de plus rejeté la comparaison avec son père.
« Je suis fier de dire que je tiens énormément de ma mère, a-t-il avoué. Mon père était un grand intellectuel. De mon côté, je suis très intelligent, mais je ne passe pas tout mon temps le nez dans les livres. J'ai deux diplômes universitaires, mais je ne suis pas un intellectuel au sens classique du terme comme peuvent l’être Michael Ignatieff, Stephane Dion et comme l’était mon père. »
En tant qu’enseignant, il se dit plutôt du genre à essayer de confronter les problèmes et trouver des solutions concrètes.