VALLEYFIELD - Le cri du cœur de la SPCA de Valleyfield a été entendu, des dizaines de personnes se sont déplacées dans la région, samedi, pour adopter l’un des 200 chats dont l’organisme doit se départir, faute d’espace.
«Je trouvais que c’était une bonne cause et il y a beaucoup de chats», a dit une dame qui cherchait un nouveau compagnon à sa chatte de maison, souvent laissée seule.
Les amateurs de petits félins avaient l’embarras du choix, car depuis le 1er juillet, journée des déménagements, des dizaines d'animaux ont été abandonnés par leur maître et se sont retrouvés dans des refuges ou à la SPCA.
Sur les 300 chats hébergés à la SPCA de Valleyfield, 200 auraient pu être euthanasiés prochainement faute d'espace.
«Toutes les pièces utilisables de notre édifice sont utilisées pour des chats. On a même quelques chats qui [se promène dans l’immeuble], qui dînent avec nous parce qu’il n’y a pas de place présentement», a expliqué le directeur de la SPCA de Valleyfield, Pierre Bourbonnais.
Pour l’organisme, adopter un animal de compagnie est une affaire sérieuse. Une fois que la famille a finalement choisi son chat, elle doit passer une entrevue et répondre à plusieurs questions, pour s’assurer qu’elle fera une bonne famille d’accueil.
Si une cinquantaine de chats ont trouvé une nouvelle famille samedi, il en reste encore beaucoup en attente d'adoption.
Près de la moitié des familles au Québec possèdent un animal de compagnie, mais elles les gardent en moyenne seulement deux ans, alors qu’un chat vit en moyenne 15 ans.