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Drame | Warwick

« Je m’en veux de ne pas avoir été là »

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« Je m’en veux de ne pas avoir été là, cette nuit, avec eux, parce que j’ai toujours été là pour eux. »

Voilà ce qu’a laissé tomber Nadine Brillant, mère de Karen et Lindsey, quelques heures après l’horrible drame, mardi. « Je m’en veux, mais, en même temps, je ne peux pas me culpabiliser parce que je n’aurais jamais pu penser qu’il poserait un tel geste », a-t-elle ajouté aux représentants du Journal au cours de la seule entrevue qu’elle a accepté d’accorder.

Même si elle était ébranlée par les événements, la mère de famille a choisi de rester forte, non seulement pour elle, mais aussi pour son autre fils de six ans qui a perdu son demi-frère et sa demi-sœur de la façon la plus horrible qui soit.

« Mon ex faisait beaucoup d’aliénation parentale et mes enfants n’étaient plus capables. Aujourd’hui (hier), nous devions être devant la Cour et il savait que les enfants allaient parler. Ils savaient qu’ils allaient demander pour revenir avec moi et c’est ce qui l’a mené vers ça », a-t-elle ajouté, la voix brisée par l’émotion.

Plus tôt dans la journée, Mme Brillant avait partagé ses états d’âme sur Facebook, mais a ensuite choisi de fermer son compte.

« Maudit je capote... Un incendie criminel à Warwick : deux enfants, un homme, rue Richardson... La police s’en vient me rencontrer. Les trois sont morts », pouvait-on lire sur sa page un peu plus de quatre heures après le drame.

Hier matin, c’est son conjoint qui lui a mentionné qu’un incendie mortel avait eu lieu à Warwick. Au simple prononcé de cette phrase, elle savait déjà que ses enfants avaient payé de leur vie.

Avoir la paix

À partir de maintenant, la mère de famille accablée ne souhaite qu’une chose : qu’on lui laisse la paix. Depuis les tristes événements, elle a reçu de nombreuses menaces via les médias sociaux, faites par des gens qui ne semblent pas comprendre qu’elle a perdu ses deux enfants dans cette histoire.

« Je veux être entourée des miens, mais aussi être seule pour pleurer. Je veux être avec mon conjoint et avec le fils qu’il me reste pour panser mes plaies », a-t-elle ajouté.

Elle a aussi précisé que l’entrevue accordée au Journal sera la seule et qu’elle désire maintenant refermer la porte sur son intimité et sur sa peine. « Je ne veux plus que personne ne m’appelle, ce que j’avais à dire, je l’ai dit. Le reste, je vais le garder pour moi. »

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