La supervision des manifestations étudiantes a coûté jusqu'à maintenant plus de 10 millions de dollars au Service de police de la Ville de Montréal (SVPM), dont 7 000 000 $ uniquement en temps supplémentaire.
Depuis le début de la grève étudiante, le SPVM a déboursé 2 723 437 $ en temps régulier pour ses policiers, et 7 300 000 $ en temps supplémentaire en date du 27 juin dernier, révèlent des données obtenues en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
Les policiers montréalais ont eu fort à faire au cours des derniers mois, tant pour la couverture d'événements comme la manifestation nationale du 22 mars, que la supervision des nombreuses marches nocturnes.
« Le seul responsable de ces dépenses, c'est Jean Charest », réagit à ce propos Yanick Grégoire, vice-président exécutif de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). La FEUQ s'attendait toutefois à de tels coûts, avoue ce dernier qui en attribue entièrement la faute au gouvernement.
« Si le gouvernement avait pris ses responsabilités et qu'il avait discuté avec nous, au lieu de jouer la carte de l'arrogance, ça aurait coûté moins cher aux contribuables », affirme-t-il.
Du jamais vu
Pour le SPVM, une mobilisation comme celle engendrée par la grève étudiante est du « jamais vu ». « On parle d'une manifestation par jour minimum, depuis des centaines de jours. On essaie de trouver des solutions pour que ça coûte le moins cher possible, mais il faut aussi être efficace », explique le porte-parole Ian Lafrenière.
Ce dernier explique que le temps régulier payé aux policiers ne coûtera pas plus cher aux contribuables, mais a été calculé seulement pour donner la mesure exacte des services policiers utilisés pendant la grève étudiante. Afin de pouvoir laisser souffler ses troupes, le SPVM a eu recours à quelques reprises à la Sûreté du Québec.