Hollywood est capable du meilleur comme du pire. Ça tombe bien, car c’est précisément ce que Gregory Charles et ses invités nous ont offert hier soir à la Place des Arts.
Après avoir rendu hommage à New York et Las Vegas au cours des deux dernières éditions du festival, Gregory Charles et son équipe se sont attaqués à Hollywood. Une mission faite sur mesure pour l’animateur, qui a ponctué le spectacle de plusieurs numéros musicaux.
Parmi les plus réussis, signalons l’ouverture pétaradante mise en scène par Érik Canuel.
Boucane, jeux de lumière, chorégraphies… Le tout, sur des airs hyper connus comme Flashdance… What A Feeling, My Heart Will Go On (interprétée par Kim Richardson), I Will Always Love You et Footloose (on n’oubliera jamais cette image de Gregory Charles en camisole blanche et pantalons hyper moulants semblant avoir été empruntés aux membres de LMFAO).
Des numéros décevants
Malheureusement, Neev n’a pas fait honneur à son titre de Révélation 2011 du Festival Juste pour rire. L’ex-protégé de Gad Elmaleh a peiné à dérider la foule avec sa « complainte des hommes de grosse taille » bourrée d’observations convenues et stéréotypées.
Neev aurait toutefois passé pour un génie si on l’avait programmé après Les cyclones, une troupe d’imitateurs franco-québécois quasiment gênante. Peu fouillées, leurs personnifications manquaient crument de fini. Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, Susan Boyle, Mr. Bean, Robert De Niro... C’était presque embarrassant. Quant à la Céline Dion de Sandrine Alexi, on a vu mieux, beaucoup mieux. De quoi se demander pourquoi Pierre Verville (impayable en René Angélil) avait accepté de participer à telle mascarade.
Un Joke Battle efficace
Emmanuel Bilodeau en a surpris plusieurs sous les traits d’un ministre italien libéral et corrompu jusqu’au bout des ongles. Texte riche, livraison impeccable et rythme haletant... La comédie a facilement éclipsé ses pairs.
La soirée s’est toutefois terminée en point d’exclamation avec un Joke Battle. Ce combat de blagues improvisé entre humoristes courageux nous a beaucoup divertis . Certes, certains gags sentaient le réchauffé et d’autres tombaient à plat, mais on s’en fichait. C’était excitant. On sentait que tout pouvait arriver. Personne n’est sorti perdant de cet affrontement. Billy Tellier, Les Denis Drolet, Dominic Paquet, Réal Béland, Françis Massicotte, Maxim Martin et PA Méthot ont tous réussi à tirer leur épingle du jeu. Mais ça n’a pas été assez pour réchapper l’ensemble du gala.